L’appel lancé par Josian Mélisse, conseiller du village de Bambous, au gouvernement dans notre édition du lundi 22 janvier, concernant le réservoir de la Ferme Bambous qui, dit-il, « est un danger pour les habitants », n’a pas laissé insensibles des officiers du ministère des Terres et du Logement. Ces derniers ont visité le village subséquemment.

Des officiers des Terres et du Logement se sont rendus à Bambous à la fin du mois dernier pour rencontrer des habitants et leur parler de “compulsory acquisition” pour les reloger ailleurs et permettre la construction d’un nouveau réservoir. Pour cause, le réservoir La Ferme représente « un danger pour les habitants », avait averti Josian Mélisse la semaine dernière dans ces mêmes colonnes. Le conseiller du village avait attiré l’atten- tion sur l’eau qui fuite à travers les fissures du réservoir lequel a commencé à céder « depuis longtemps ». Josian Mélisse avait demandé aux autorités de trouver une solution « avant qu’une caastrophe ne s’abatte sur les habitants de Bambous ».

Keshy Bappoo, qui habite à proximité du réservoir, est l’un de ceux concernés par la proposition de relogement. « Des officiers étaient venus sur place pour évaluer la superficie de mon terrain que j’avais acheté il y a plus de 17 ans et sur lequel j’ai construit une grande mai- son », témoigne-t-il. Keshy se dit réaliste et comprend parfaitement ce que veut dire le terme “compulsory acquisition”, à savoir lorsque l’État réclame un terrain pour un projet quelconque. « Je n’ai pas le choix. Je dois partir. Est-ce que l’État va me donner ce que représente la valeur de mon terrain et tous les autres aspects qui vont avec ? » s’interroge le quadragénaire.

Keshy Bappoo semble avoir compris que s’il n’est satisfait, il doit alors recourir à un “as- sessment board”. Mais il préfère pour le moment attendre les études des évaluateurs du gouvernement avant de se prononcer. « Mo espere ki nou pa viv mem sor ki bann dimounn ki gouvernman finn pran zot terin ek lakaz pou proze Metro Express ».