Après presque un mois de répit en raison de la fin de l’année et de la demande d’injonction contre son arrestation logée en Cour suprême par Me Roshi Bhadain, le Central CID a repris l’enquête sur le second volet de la Bangaleea Saga. Depuis ce matin, Me Yash Bhadain, un des avocats des Bhadain Chambers et conseil légal de Nitesh Ramdharry, est ainsi entendu Under Warning au QG du Central CID dans un cas présumé de fausses allégations autour d’une acquisition immobilière de Rs 40 millions en Inde. A la mi-journée, Me Yash Bhadain, qui a écrit personnellement son Statement après les avertissements d’usage, a été « allowed to go » par les responsables de l’enquête. Entre-temps, le dénonciateur du tandem Bhadain, l’homme d’affaires de Triolet Nitesh Ramdhary, se trouve au centre d’une affaire de « false and malicious denunciations » contre une de ses anciennes employées.
L’interrogatoire de Me Yash Bhadain par le Central CID intervient après l’épisode de Roshi Bhadain en décembre de l’année dernière. En principe, Me Yash Bhadain est confronté aux allégations de son ancien client concernant le « faux montant de Rs 40 millions » versé à Hemant Bangaleea, l’homme à la valise de Rs 300 millions, pour l’acquisition d’un terrain en Inde.
Dans un affidavit rédigé par les soins de l’avoué Rao Lutchaya et juré par Nitesh Ramdhary en date du 11 novembre de l’année dernière, celui-ci dresse la chronologie des événements depuis le contact au Salon de la Maison en octobre/novembre 2012 et les discussions avec Me Roshi Bhadain sur l’affaire du terrain en Inde. Il fait mention spécifique des instructions au sujet du montant de Rs 40 millions lors de sa déposition consignée début novembre 2012 au Central CID.
« Whilst I was giving my statement to police in presence of Me Yash Bhadain in the month of November 2012, I was hesitant to tell lies, more specifically, to divulge the names of the three (3) ministers.  Me Yash Bhadain told me not to hesitate to speak out and he even called Me Roshi Bhadain on several occasions, who reassured me each time that I have nothing to worry as he had already spoken to his “dimounes” at the CCID. Me Roshi Bhadain also told me that if I am hesitant, the police officers will suspect that I am telling lies and I will be in trouble.  He further instructed me to follow strictly Yash’s advice », affirme Nitesh Ramdhary dans cet affidavit.
Toujours en ce qui concerne sa déposition contre Hemant Bangaleea, l’homme d’affaires de Triolet fait allusion aux reçus fabriqués de L’Argonaute pour justifier un chiffre d’affaires confirmant des retraits de l’ordre de Rs 40 millions. « At one point in time, Me R. Bhadain even spoke to one police officer present there, who is unknown to me but whom I may identify.  The latter told me not to bother about the sales receipts (which I had handed over to Me R. Bhadain earlier) as Me R. Bhadain had explained to him what to do with those sales receipts. Me R. Bhadain was urging to produce those receipts to Police during our telephone calls at that material time », ajoute Nitesh Ramdhary dans son affidavit et repris dans sa déposition au Central CID.
Dossier à charge porté manquant
Me Yash Bhadain, qui a été entendu sur ces allégations, clame son innocence dans cette affaire. En parallèle et avec le consentement des parties prenantes, le Central CID doit procéder à un exercice de vérifications des appels téléphoniques dont fait état Nitesh Ramdhary dans ses accusations.
A la mi-journée, l’interrogatoire de Yash Bhadain, qui a retenu les services des conseils légaux de Collendavelloo Chambers, a pris fin. Le Central CID n’a retenu aucune charge contre cet homme de loi.
Dans le cadre de la même enquête sur la Bangaleea Saga, le prochain suspect dans le collimateur des enquêteurs pourrait être Andrew Stevenson. Ce partenaire de Me Roshi Bhadain devrait être interrogé sur les démarches et procédures initiées pour loger un cas de réclamation devant les instances judiciaires appropriées à Singapour en vue de récupérer les Rs 40 millions en litige. Nitesh Ramdhary affirme qu’il avait fait les frais du voyage à Singapour d’Andrew Stevenson vers la fin de novembre 2012.
D’autre part, le dénommé Nitesh Ramdhary, qui est l’auteur de ces dénonciations accablantes contre Mes Roshi et Yash Bhadain, doit faire face à des accusations de « false and malicious accusations in writing » dans une autre affaire devant le tribunal de Pamplemousses. Depuis le 13 novembre de l’année dernière, l’Office of the Director of Public Prosecutions a entériné la recommandation que des charges formelles soient logées contre lui.
Mais aucune action n’avait suivi cette recommandation, car le dossier à charge était porté manquant au Registry du tribunal. Dans son édition de dimanche dernier, Week-End récapitule les péripéties de l’affaire Ramdhary devant le tribunal de Pamplemousses et ajoute que le dossier disparu a été retrouvé suite à une enquête ordonnée au plus haut niveau.
Affaire à suivre…