Priscilla Balgobin-Bhoyrul, Iqbal Rajahbalee et Jean-Philippe Coulier ont été élus hier nouveaux membres du conseil d’administration de la Mauritius Commercial Bank, succédant à Herbert Couacaud, Anil Currimjee, qui n’ont pas renouvelé leurs mandats et Sanjiv Goburdhun, décédé en février.
Priscilla Balgobin-Bhoyrul, 37 ans, a fait des études de droit à la London School of Economics. Cette détentrice d’un diplôme supérieur de droit est devenue membre du barreau d’England and Wales en 1998 et celui de Maurice en 1999. Spécialisée en droit civil, commercial, bancaire et industriel, elle a occupé différents postes dans des organismes locaux et internationaux, dont ceux de National President de la World Jurist Association, de membre du conseil d’administration de l’University of Mauritius Enterprise et de membre du board de la Mauritius Union Assurance.
Iqbal Rajahbalee, 58 ans, est lui détenteur d’une licence et d’une maîtrise en droit obtenu à la London School of Economics. Il est Senior Counsel de la Mauritius Bar Association et Leading Partner de BLC and Associates et directeur de CIEL Investments. Il a également agi en tant que Chief Executive Officer de la Financial Services Commission (FSC), le régulateur des services financiers non bancaires.
Le troisième nouveau directeur de la MCB, Jean-Philippe Coulier, 63 ans, possède une maîtrise en droit, un diplôme de Sciences politiques et un DES en droit bancaire. Il a fait carrière de 1973 à 1985 au siège de la Société Générale, puis par période de trois à quatre ans à Tokyo, Hong Kong, au Midwest USA (Chicago), en Afrique du Sud, en Asie-Pacifique, et occupant le poste de Chief Operating Officer pour les Amériques. De 2007 à ce jour, il remplit la fonction de Vice Chairman et directeur général de la National Société Générale Bank (NSGB) au Caire.
Lors de l’assemblée, Antony Withers, Chief Executive (Banking) de la MCB, a été réélu à l’unanimité pour siéger au conseil d’administration. Les actionnaires ont adopté les comptes du Groupe MCB pour l’exercice financier se terminant au 30 juin 2012.
La direction de la MCB fait ressortir que le groupe a su, dans un contexte économique international difficile, maintenir sa croissance tout en diversifiant ses activités sur le marché et en conservant un bilan relativement solide. Le MCB Group, rappelons-le, avait enregistré en 2011-2012 des bénéfices nets de Rs 4,1 milliards contre Rs 4,5 milliards en 2010-2011, soit une baisse de 8,4 %.
Le conseil d’administration du groupe avait soutenu que les profits après-impôt de 2011-2012 étaient plus ou moins comparables à ceux de 2010-2011 si l’on excluait les deux éléments non récurrents au niveau des revenus du groupe : soit un accord à l’amiable avec la Mauritius Union Assurance qui a permis à la MCB d’encaisser Rs 250 millions et la cession d’un investissement dans le secteur hôtelier.
La direction du groupe bancaire avait, dans un communiqué de presse, fait état de plusieurs points positifs concernant la performance de 2011-2012 : a) les revenus nets sous forme d’intérêt avaient augmenté de 8,5 % pour atteindre Rs 6,4 milliards ; b) progression de 18,4 % des frais et commissions pour atteindre Rs 2,2 milliards, cette croissance étant due à une intensification des activités du groupe à l’international notamment au niveau du financement des opérations commerciales régionales ; c) croissance de 7,4 % des bénéfices sur les opérations de change pour se situer à Rs 1,4 milliard ; d) les revenus d’exploitation ont connu une hausse de 10,8 % pour se retrouver pour la première fois au dessus de la barre des Rs 10 milliards ; e) le portefeuille de prêts de la MCB a augmenté de 12,1 % pour franchir le cap de Rs 140 milliards.
Le groupe MCB affichait un bilan de Rs 191 milliards au 30 juin 2012 contre Rs 172,7 milliards une année plus tôt. Les dépôts des clients sont passés de Rs 134,5 milliards à Rs 149,6 milliards alors que ceux des banques se sont repliés de Rs 1,7 milliard à Rs 1,3 milliard.
« La MCB poursuit son objectif d’expansion et d’approfondissement de ses opérations dans la région et ce, en tenant en compte des perspectives économiques encourageantes en Afrique subsaharienne », avait indiqué la direction.