Le groupe Mauritius Commercial Bank a terminé le premier semestre de l’année financière 2011-2012 avec des profits nets légèrement supérieurs à ceux de la période correspondante de 2010-2011, soit Rs 2,03 milliards contre Rs 1,98 milliard. Malgré le contexte économique difficile tant sur le plan local qu’international, fait ressortir la direction dans un communiqué de presse, la MCB continue d’afficher la croissance (+2,3 %).
« Cette performance démontre la résilience de la Mauritius Commercial Bank (MCB) à un moment où l’investissement privé tourne au ralenti à Maurice et des conditions difficiles prévalent à l’étranger », soutient le groupe. La progression des résultats du premier semestre de l’exercice 2011-2012 est principalement due aux activités de la MCB à l’international. La hausse de revenus générée par les opérations de financement du commerce international (trade finance), les bonnes performances réalisées par les filiales de la MCB à l’étranger et les activités financières non bancaires ont contribué à la hausse de 10,5 % des revenus nets autres que les intérêts.
Les résultats intérimaires montrent que les revenus nets sous forme d’intérêts sont passés de Rs 2,9 milliards à Rs 3,2 milliards alors que les frais et commissions nets ont augmenté d’un peu plus de Rs 100 millions pour s’élever à environ Rs 1,1 milliard. Le groupe indique que les activités de trade finance à l’étranger ont également fait grimper les recettes liées aux frais et commissions par 11 % au cours des six premiers mois de l’année financière 2011-2012.
Le rapport des directeurs souligne que les profits générés par les compagnies associées ont chuté de 25 %. Ceci est principalement attribuable à la performance mitigée de la Banque française commerciale océan Indien (BFCOI) ainsi quà l’affaiblissement de l’euro. Le groupe a eu en outre à faire face à des dépenses opérationnelles accrues dans le sillage des activités de renforcement des capacités.
L’environnement opérationnel difficile a contraint par ailleurs le groupe à faire provision pour des montants plus importants sous l’item credit impairment (Rs 200 millions pour le premier semestre 2011-2012 contre Rs 131,4 millions pour la période correspondante de l’exercice précédent). La direction fait toutefois remarquer que « both impairment charges and the level of non-perfoming loans remain well within internationally accepted norms ».
« La MCB continue à opérer dans un environnement délicat  », ajoute le communiqué du groupe. Il ne fait pas de doute, affirment les directeurs, que la conjoncture internationale difficile ainsi que l’incertitude croissante quant à l’évolution de la situation économique constitueront un « major test » pour les opérations de la MCB à travers son réseau international. À Maurice, cette situation menace déjà l’investissement et, par ricochet, la demande de crédits et les revenus générés par le groupe bancaire.
« Une détérioration de la situation de la zone euro risquerait de porter un coup dur à la performance des industries locales en particulier et à l’économie mauricienne en général. Ce danger bien réel devrait inciter les autorités mauriciennes à proposer des solutions pragmatiques », prévient la direction du groupe.
Malgré ce climat d’incertitude tant à Maurice qu’à l’étranger, le conseil d’administration estime que la performance du groupe pour l’année financière se terminant en juin 2012 devrait s’aligner sur celle de 2010-2011, avec des profits nets d’environ Rs 4,5 milliards.