La Bramer Bank vient d’introduire sur le marché le « Solar Lease », un produit de financement d’achat de panneaux photovoltaïques pour les particuliers ou les entreprises souhaitant s’engager dans la production d’énergie verte tout en réalisant des revenus sur la vente d’une partie de la production d’électricité au Central Electricity Board (CEB).
La direction de la Bramer indique, dans un communiqué de presse, que l’institution est prête à financer jusqu’à 85% du coût d’un projet en offrant à son client la possibilité de rembourser le montant emprunté sur une période de pas plus de cinq ans. « Les particuliers pourront subvenir à leurs besoins en électricité, et même vendre une partie de leur production au CEB sous le concept de Small Scale Distributed Generation. À titre indicatif, une personne peut, sous ce concept de SSDG, acheter de l’électricité à environ Rs 6 le KW/h alors qu’elle peut la vendre à Rs 25 le KW/h », annonce Ashraf Esmael, Chief Executive officer par intérim de la Bramer Bank.
Selon la banque, un système de production de 2,5 KW/h reposant sur l’exploitation de panneaux d’une dimension de 20 mètres carrés peut coûter environ Rs 300 000. Si l’exploitation décide de vendre 90% de l’électricité produite au CEB, il sera en mesure de réaliser des revenus mensuels de Rs 6 500. Pour ceux qui décident d’installer un système de production d’environ 20 KW/h avec des panneaux de 160 mètres carrés, le financement requis avoisinerait les Rs 2,2 millions. Cependant, en revendant environ 90% de la production au CEB, la personne concernée pourra toucher des revenus mensuels d’environ Rs 51 000.
Par ailleurs, la direction de la Bramer annonce que cette dernière est déjà partie prenante du Regional Payment and Settlement System (REPSS), que la Banque de Maurice vient de rendre opérationnel. La Bramer souligne qu’elle est la première banque commerciale à participer au système visant à faciliter le règlement des transactions commerciales entre les pays membres du bloc économique d’Afrique australe et orientale, plus connu sous le nom de COMESA.
Le REPSS a été lancé le 3 octobre par la BoM. Il s’agit d’une infrastructure de paiement sécurisant, affirment les autorités bancaires locales. Elle a été introduite par la Chambre de Compensation du COMESA en vue de promouvoir les échanges commerciaux dans la région. Le REPSS, souligne-t-on, facilitera le transfert de fonds d’un pays membre à un autre. Les importateurs pourront payer les produits ou services achetés dans les devises de leur pays alors que les exportateurs, eux, pourront facturer ces mêmes produits ou services dans leur monnaie locale.
La BoM détient les comptes de toutes les banques centrales des pays du COMESA participant au REPSS, et ce dans les monnaies devant être utilisées pour le règlement des transactions commerciales. Dans un premier temps, le règlement de ces transactions s’effectuera en dollar américain et en euro. Mais le système est flexible, précise la BoM. Il sera possible d’utiliser d’autres devises, comme la livre sterling, le rand sud-africain et le yen japonais. « The system eliminates the need for confirmed letters of credit and associated costs as the central bank guarantees payment through pre-funding of commercial banks’ accounts held with the concerned central bank », fait ressortir la BoM. À noter que tout paiement sera effectué le jour même d’une transaction commerciale, et ce à moindre frais.
« La Banque de Maurice encourage les banques commerciales à appliquer le REPSS et la Bramer Bank est fière d’être la première à entreprendre cette démarche. Le premier transfert a été effectué vers la Fina Bank au Rwanda », indique Ashraf Esmael. Ce dernier ajoute que le système permettra d’éliminer les nombreux coûts associés aux transferts entre les pays de la région et facilitera grandement le commerce entre les 19 pays membres du COMESA.