Les banques commerciales ont réalisé des profits avant impôts de Rs 17,4 milliards en une année à septembre de l’année dernière. Cette performance représente une progression de Rs 6,2 milliards comparativement à septembre 2010. C’est ce qu’indique la Banque de Maurice, qui ajoute que « banks’ profitability has tended to be high in Mauritius compared to their counterparts in major advanced economies ».
Deux facteurs expliquent en partie ces profits avant-impôts élevés, soit la cession de la Custody Business de l’une des banques commerciales et des profits réalisés sur des investissements par des banques étrangères opérant à Maurice. « Even excluding those exceptional gains, the pre-tax profits was higher by historical standards », avance la Banque Centrale.
A ce stade, les banques commerciales bénéficient d’un satisfecit vu qu’elles ne représentent pas de risques à la stabilité financière. Un exercice (Stress Test) entrepris en septembre dernier indique que « most banks would be able to sustain a drawdown on demand and savings deposits of more than 15% without going below the minimum statutory cash ratio requirement and without having recourse to repo transactions or any other liquidity injecting operations by the Bank of Mauritius ».
Toujours à septembre de l’année dernière, la dette étrangère de Maurice était de Rs 40 milliards, soit une progression de 12,7% avec la Banque de Maurice se voulant rassurante en avançant que « solvency indicators with regard to gross external debt have remained broadly unchanged and do no indicate any major cause for concerns ».
La dette étrangère contractée par le gouvernement, qui est passée à 8,3% du Produit intérieur brut (PIB) à la fin de l’année dernière, devra connaître un bond de deux points supplémentaires d’ici la fin de l’année. Ce paramètre atteindra 12,4% en décembre 2014. La majorité de ces emprunts à l’étranger est assortie à des taux variables avec le Debt Servicing Ratio variant dans la fourchette de 3,5% à 4% entre 2012 et 2014.
La Banque de Maurice justifiant cette stratégie de recours à des emprunts à l’étranger, principalement en dollars américains et en euros, souligne que « besides lower cost, the move towards external financing, which is usually long-term, to finance government’s budget deficit has aimed to increase the redemption profile of total government debt and this reduce refinancing costs ».
Mais un renversement de tendances dans les faibles d’intérêts sur le marché international et dans le taux d’appréciation de la roupie générera des effets négatifs au niveau de la gestion de la dette étrangère. Jusqu’ici, ces deux facteurs sont extrêmement favorables et la Banque Centrale met en garde à l’effet que « should the situation reverse, the risks posed by an increase in external debt would become important issues to consider ».