La participation des employés de la Barclays Bank à la manifestation organisée par leur syndicat samedi dernier témoigne de leur inquiétude après l’annonce de possibilités de “outsourcing” de certains services. Mais la direction se veut rassurante et multiplie le dialogue avec le personnel. « Il n’y pas de licenciement arbitraire à la Barclays », dit ce matin au Mauricien un responsable du département communication.
« Barclays staff says no to redundancy, to outsourcing of their jobs », peut-on lire sur les pancartes brandies par des employés lors de la manifestation pacifique samedi dernier devant le quartier général de cette banque à Ébène. Ces employés voulaient montrer à l’employeur et aussi au public leur profonde inquiétude relative aux pertes d’emploi qui se dessinent avec le projet de fermeture de certains départements de cette banque. « L’angoisse des employés n’est pas fictive, elle est bien réelle », dit un des animateurs de Mauritius Bank Office Guild qui avait organisé cette manifestation.
Les remous que provoque depuis quelques jours au sein du staff de la Barclays Bank ce projet d’externalisation de certains services ne laisseraient pas indifférents les responsables de cette banque. Après la manifestation pacifique de samedi dernier, la direction compte adresser une communication incessamment à l’ensemble du personnel pour apporter certaines clarifications au sujet de ce plan de restructuration de l’entreprise et dans le but aussi de « dissiper toute inquiétude inutile ». « Nous prenons note des inquiétudes et nous allons écrire aux employés pour expliquer la position de la banque. Nous sommes en dialogue constant avec le syndicat. Il faut que les employés comprennent qu’il n’y a pas de licenciement arbitraire à la Barclays », dit un responsable du service de communication de cette banque.
Les membres du syndicat se disent prêts eux aussi à dialoguer avec la direction pour trouver ensemble une « solution » qui garantit l’emploi du personnel. « Nous sommes heureux que le management dise que les employés “remain at the centre of any decision taking”, et nous sommes ouverts au dialogue. Cependant, nous n’hésiterons pas à entreprendre d’autres actions si le besoin se fait sentir à l’avenir », souligne un syndicaliste.
La politique de “outsourcing” se répand dans beaucoup d’entreprises privées bien implantées et fonctionnant généralement avec des effectifs importants. Ces entreprises conservent leurs “core activities” et externalisent ce qu’on appelle leurs “supportive services”. Une pratique qui n’est cependant pas sans conséquences pour le travailleur.