Paul Bérenger accueille, positivement, le fait que le Dr Rashid Beebeejaun a concédé, mardi, à l’Assemblée nationale, que le projet de construction du barrage d’Arnaud à pris du retard et que des sanctions seront, ainsi, prises contre le contracteur chinois, Sino-Hydro. Il souhaite, dans le même sens, que le Deputy Prime-minister et ministre des Services publics dise la vérité, cette fois, sur le projet de production d’énergie photovoltaïque par la société Sarako du promoteur Seetaram. D’autant que, explique le leader historique du MMM, il a tout dit à ce propos, lors de sa dernière conférence de presse sans qu’il n’y ait eu, depuis, de démenti.
Le leader historique du MMM juge, lui aussi, « choquant » que les ministres Vasant Bunwaree, Mireille Martin, Yatin Varma et Anil Bachoo soient encore à leur poste respectif. Il est d’avis que chaque jour qui passe amène son lot de révélations sur le Mauritius Institute for Training and Development (MITD). Ajoutant à cela l’affaire alléguée de relations sexuelles avec mineures dans un établissement secondaire du Sud, il ironise sur le fait que c’est sous l’actuel ministre de l’Education que l’Education sexuelle et l’Histoire moderne vont être, prochainement, incluses au cursus scolaire.
Dans le cas de Mme Martin, Paul Bérenger se dit « révolté » pour ce qu’il juge être la « victimisation » dont serait victime l’ONG OpenMind. Parlant de l’accident dans lequel l’Attorney General, Varma, avait été impliqué et de l’incident qui s’en est suivi, Paul Bérenger allègue que tout est entrepris dans une tentative de cover-up. Il souligne encore qu’alors que le Premier ministre a appelé les témoins à ne pas craindre de témoigner, un témoin a allégué, cette semaine, avoir été menacé.
Dans le cas du ministre des Infrastructures publiques, Bachoo, le leader historique du MMM trouve que le « summun de l’incompétence » a apparu avec l’affaire des « speed cameras ». « Ce n’est que maintenant que l’on sollicite l’avis du State Law Office (SLO) quant à la légalité des contraventions qui ont été prises après que l’appel d’offres pour ces équipements a été lancé, les équipements installés et des conducteurs flashés », dit-il. Tout cela dit, Paul Bérenger juge « choquant » que tous ces ministres soient encore en fonction.