Si Maurice accueille les éliminatoires de la BAL, Leslie Chérubin pourrait faire partie des arbitres nominés pour officier au cours de la compétition

La Fédération mauricienne de basket-ball (FMBB) se positionne-t-elle pour l’organisation de la prochaine phase éliminatoire de la Basketball Africa League (BAL) ? La question se pose, alors que la saison régulière de cette compétition démarre d’ici quelques semaines.
En fait, la rumeur veut que ce soit Madagascar qui organisera, comme l’année dernière en février et en octobre, la phase éliminatoire de cette compétition. Mais cette décision n’a pas encore été entérinée par la Zone 7 et son président, le Malgache Abel Ntsay. « Nous attendons la prochaine réunion de la Zone pour en décider », dit Hedley Han, président de la FMBB.

Mais avant cela, il faudra l’aval du comité directeur de la FMBB, qui devra accepter d’organiser un tel chantier. « C’est dans l’air du temps. Mais il faut d’abord que le comité directeur donne son accord pour que nous soyons candidats. »

Quelles sont les chances de Maurice de tenir une telle compétition, sachant les implications financières ? « C’est ce qu’il faut discuter à la base. La FIBA Afrique présente un cahier de charges que les fédérations organisatrices doivent respecter », indique encore le président de la FMBB.

Donc, Maurice pourrait, en cas d’organisation, se retrouver avec une compétition majeure sur les bras. D’autant que ce sont les meilleures équipes de la Zone qui y sont conviées. L’année dernière, la salle de Mahamas, à Antananarive, a accueilli le Groupe F, avec des équipes venant du Soudan du Sud (Cobra Sports), du Kenya (Kenya Ports Authority), des Seychelles (Beau Vallon Heat), de Madagascar (GNBC) et des Comores (Usoni Basket).
Seuls les Mahebourg Flippers, représentants de Maurice, n’avaient pu faire le déplacement, faute d’argent. Mais au cas où Maurice accueille le rendez-vous de la Zone 7, ce problème de représentant ne se poserait plus.

D’ailleurs, Cobra Sport et KPA ne devaient pas figurer, à l’origine, dans le programme. Mais ces deux équipes, issues de la zone 4, ont été reversées dans la Zone 7, qui comportait un nombre restreint de formations.

En février dernier, le plateau a accueilli les Égyptiens de Smouha SC, les Congolais du TP Mazembé, les Malgaches de COSPN et les Angolais de Petro de Luanda. Autant dire que le niveau est définitivement au rendez-vous pour cette compétition.

Pour venir au cahier de charges imposé par la FIBA Afrique, il faut savoir que le pays organisateur doit aussi accueillir des arbitres et des commissaires internationaux. « Ce sont des coûts que nous devrons aussi assurer, d’autant que nous nous occupons de leur hébergement et de leur transport », avance encore Hedley Han.
Mais Madagascar s’est déjà positionnée comme l’une des destinations de basket-ball du continent, organisant du même coup des compétitions majeures depuis quelques années déjà. « Ils ont, par ailleurs, un gros sponsor qui les soutient dans leur démarche. De notre côté, il nous faut aller chercher un partenaire qui soit capable de nous soutenir financièrement pour l’organisation. »

En outre, la FMBB ne pourra pas compter sur la vente des billets pour amortir les coûts. Mais cela ne veut pas dire que les choses sont mal parties. « Nous attendrons d’en discuter avant », ajoute encore le président de la FMBB.

BAL : une formule pour l’Afrique

La Basketball Africa League (BAL) est une compétition mise en place conjointement par l’instance américaine, NBA, et la FIBA Afrique, afin de donner une meilleure visibilité à la discipline sur le continent. En effet, c’est la deuxième année que se tient cette compétition, bien que la formule ait été plus travaillée pour cette présente édition. La première année a vu les Angolais de Primeiro d’Agosto s’imposer aux dépens de l’AS Salé.
La BAL se veut donc être un tremplin pour les équipes, même si six places sont déjà allouées aux puissances du basket-ball africain, dont les équipes viennent de l’Angola, de l’Égypte, du Nigeria et du Sénégal.