Plus que quelques jours avant le coup d’envoi de l’Afrobasket U16 masculin, au gymnase de Phoenix. Ce mercredi, et ce, jusqu’au 22 juillet, l’Égypte (tenante du titre), l’Algérie, l’Angola, le Ghana, Madagascar, Mali, Mozambique, Rwanda, la Tunisie et Maurice se disputeront le titre de champion d’Afrique. Les équipes championne et vice-championne représenteront l’Afrique à la 5e édition des championnats du monde de basket-ball, qui se tiendra en 2018 en Argentine. Le tirage au sort de la phase de groupe se fera ce mercredi au Curepipe Hotel à 17h en présence de la star française du NBA, Boris Diaw, parrain de cette édition. Le joueur de l’Utah Jazz, en Amérique, foulera le sol mauricien demain à 18h. Sept délégations arrivent le 11 et deux autres le 12. Elles seront logées au Curepipe Hotel.
Pour une première participation à ce tournoi, les Mauriciens ne seront que le petit poucet de cette compétition aux côtés des géants, notamment les Égyptiens. Ces derniers sont les tenants du titre et vainqueurs de trois Afrobasket ces quatre dernières éditions. Bien que le défi soit titanesque, la sélection mauricienne, composée de 12 joueurs, se veut tout de même à la hauteur des espérances. « L’équipe est déjà en dessous du niveau des équipes africaines certes. Mais j’attends que mes joueurs se montrent tout de même sous leur meilleur visage et qu’ils mouillent leur maillot pour défendre leur pays », fait ressortir le Directeur technique national (DTN), Jean-Paul Rebatet.
Préparation perturbée
Les locaux peaufinent pour l’heure les derniers détails avec l’entraîneur Christophe Saubestre et Jean-Paul Rebatet. « La sélection continue de s’entraîner même si on a quelques soucis, étant donné que les nouvelles installations sont en train d’être aménagées au gymnase de Phoenix. Donc, nous sommes contraints de décentraliser nos séances d’entraînement, les faisant un peu partout. On attend aussi les arrivées du Rodriguais Jean Wendo Perrine et de David Crudo, un Suisse né d’une mère mauricienne. On n’a pas pu faire le stage qu’on voulait, car il fallait aussi respecter les périodes d’examens des jeunes. Là on aborde la dernière ligne droite et il y a encore du travail à faire », dit le DTN.
Selon le coach expérimenté et qui parcourt l’Afrique depuis plus de trente ans, toutes les équipes sont à craindre. « Beaucoup ont une culture du basket et continue à progresser. Le Mali, le Ghana et l’Égypte devraient être les pays à battre. Je sais de quoi ils sont capables », prévient Jean-Paul Rebatet. Ce dernier est d’avis que ces confrontations avec les meilleurs du continent africain devraient permettre au pays de « rebondir avec dynamisme pour l’avancement du basket à Maurice ». Pour lui, « cette génération de jeunes joueurs devrait être le point de départ pour ramener de nouveaux licenciés et encourager des clubs à créer leur centre formation. »