Le Real a connu une lourde et incompréhensible défaite lors de sa deuxième sortie contre les Seychellois du PLS Hawks. L’écart — 22 points — témoigne de l’incapacité des Port-Louisiens à assurer une défense et une attaque constante, eux qui se sont inclinés 68-46.
L’infortune des uns faisant le bonheur des autres, la défaite du Real permet aux Seychellois de souffler un peu, eux qui ont connu les affres de la défaite aux mains des Malgaches d’ASTUC la veille. « Ça nous permet de rester dans la course pour la finale », lâche James Joubert, team manager des Dallons.
La victoire seychelloise s’est dessinée très tôt, dès le premier quart-temps. 2-0, 4-0, 6-0 : le Real est resté près de cinq minutes sans marquer. Surviendra le déclic. Si l’écart est réduit, les Port-Louisiens n’arrivent pas à recoller au score.
« Que s’est-il passé ? Je n’y comprends rien », lâche un Neva Vadiveloo dépité et contrit à l’issue de la rencontre. En effet, les différentes combinaisons essayées pendant la rencontre n’ont pas fonctionné, même si le Real arrive à se rapprocher à 12-8 au premier quart-temps.
À la reprise, les Seychellois marquent un temps d’arrêt. Suffisant pour que le Real prenne la tête des opérations. Sous l’impulsion de Jean-François Namaseevayen, les Verts prennent l’avantage lors du deuxième quart-temps. Profitant des fautes seychelloises, la bande à Mohamed enchaîne les paniers pour finalement mener 27-25 à la pause.
Au retour de pause, les choses évoluent pour les Seychellois. Repartant à l’assaut, les Dallons prennent à nouveau l’avantage. « C’est là que nous avons flanché », poursuit Neva Vadiveloo. En effet, la machine port-louisienne commence à se gripper. Manque d’inspiration, de concentration, peut-être de lucidité, ou encore une confusion entre vitesse et précipitation, le mauvais scénario reprend.
Le manque de réussite aux lancers francs explique peut-être cette défaite. « À vue de nez, nous avons dû rater une dizaine de lancers francs, mais aussi les paniers trop faciles que nous avons laissé passer », estime l’entraîneur port-louisien. Les deux arbitres sonnent la fin du troisième quart-temps sur le score de 48-31 en faveur des Seychellois.
Le quatrième quart-temps signe la fin des illusions pour le Real, qui boira le calice jusqu’à la lie, ne marquant pratiquement pas pendant près de huit minutes. Si les Hawks voient tout leur réussir, les Port-Louisiens ratent tout. Ils sont même menés de 20 points à 4’28 de la fin.
Le Real encaisse panier après panier. La débâcle passe très mal, si mal que Frédéric Dubois et le Seychellois Bernard Bristol manquent d’en venir aux mains. N’était l’intervention de quelques joueurs et des arbitres, les choses auraient pu dégénérer.
Menés de plus de 20 points, les protégés de Neva Vadiveloo arrivent malgré tout à surnager, grâce à Ugbage Ajodah. Mais la cause était entendue, malgré les efforts de Joey Gérie en toute fin de partie, le navire aura bel et bien pris l’eau. Le score (68-46) est une surprise pour les Hawks, qui célèbrent leur première victoire dans cette CCCOI. « On était un peu surpris, mais au final, c’est la victoire qui compte », lance un James Joubert aux anges. « Que retenir de cette défaite ? Qu’il faudra travailler plus pour contrer les Malgaches », avance Neva Vadiveloo.
De l’autre côté du terrain, la joie seychelloise contraste lourdement avec les traits tirés des joueurs du Real. « On savait qu’on pouvait battre le Real vu qu’on a déjà joué contre eux auparavant », souligne James Joubert. Sauf que le programme les amènera à rencontrer les Malgaches d’ASTUC, redoutables de vitessse et excellents en défense.
Pour le Real, un genou à terre ne veut pas dire être incapable de réagir. « Il s’agira de se ressaisir. Le prochain adversaire sera coriace », prévoit Neva Vadiveloo. Il a raison, juste avant la rencontre Real-Hawks, les Malgaches d’ASTUC ont offert une leçon de basket-ball aux Réunionnais de St Pierre 81-55. « Nous ferons l’impossible », promet-il.