L’Union Sportive de Beau-Bassin/Rose-Hill (USBBRH) a remporté samedi, au terme de la manche retour, son troisième titre de championne de Maurice en quatre ans, en venant à bout des voisines de BBRH-Hoop sur le score combiné de 120-105 au gymnase du Quorum. La bande à Jean-Marie Bhugeeratee conserve donc son bien acquis l’année dernière.
La note est salée pour BBRH-Hoop. 120 points de pris en deux rencontres, contre seulement 105 marqués. Par contre, l’USBBRH, emmenée par Vonitra Chérubin, auteur de 23 points au cours de la finale retour, a tout simplement cartonné à l’aller comme au retour. « On est tous très contents de conserver notre titre, mais aussi de remporter notre troisième victoire en quatre finales disputées », lance Jean-Marie Bhugeeratee, l’entraîneur de l’Union.
Déjà vainqueurs de la manche aller (56-46), les Unionistes n’ont donc pas eu à forcer au retour, s’imposant 64-59. La recette est simple : une meilleure organisation défensive contre un adversaire qui n’a pas eu les coudées franches au cours de la double confrontation. Mais au-delà de cette double victoire, il s’agit de voir une situation qui a longtemps perduré au sein du basket-ball féminin.
L’entraîneur des nouvelles championnes de Maurice est lapidaire : l’absence de compétition joue contre les intérêts du basket-ball féminin ! « Comment survivre sans compétitions ? » s’interroge le technicien. En effet, cette année, seules trois formations se sont alignées pour un championnat en deux manches. Et encore ! La sélection des moins de 25 ans était hors-concours et n’a rien prouvé, alors qu’elle doit s’aligner dans moins d’un mois aux Jeux de la Francophonie à Abidjan en Côte d’Ivoire.
« On peut compter ça comme un championnat à deux équipes. Mais dans ce cas, quelle est la motivation ? » Une motivation qui pourrait tenir à une participation à la CCCOI. « On ne sait pas si on pourra y aller. C’est difficile d’aller démarcher un sponsor, qui demandera un retour sur les investissements qu’il aura consentis », poursuit Jean-Marie Bhugeeratee.
À ce jour, l’USBBRH est la seule équipe mauricienne à avoir enlevé la CCCOI. C’était en 2014 aux Seychelles. L’idée d’y retourner et de brandir à nouveau le trophée fait déjà son chemin dans la tête des joueuses. « Mais on n’a joué que deux matches. Ensuite, il y a des impayés auprès de la Fédération seychelloise. » Mais aller chercher un trophée en terre étrangère est un défi que s’apprêtent à relever Vonitra Chérubin et consorts. « Tout dépendra des moyens à notre disposition. »
Derrière le succès de l’USBBRH se trouvent quelques dirigeants. « Nous avons une équipe dédiée. J’ai une pensée spéciale pour Michael Cangy et Philippe Boudou et à tous les autres dirigeants de l’USBBRH. » Il faut savoir qu’en 2014, le club avait réussi le doublé championnat local-CCCOI, devenant ainsi la première équipe mauricienne à enlever la compétition indianocéanique.