Dimanche, les joueuses avaient fait le déplacement pour apprendre que la rencontre avait été renvoyée…

La situation qui prévaut actuellement autour du championnat féminin a été référée à l’Ombudsperson for Sports. Contacté ce matin, Hedley Han, président de la Fédération mauricienne de basket-ball (FMBB), a fait ressortir que c’est la meilleure solution.

Pour bien situer le problème, il faut savoir que Philippe Boodoo, un des dirigeants de l’Union Sportive de Beau-Bassin/Rose-Hill (USBBRH), conteste le départ de plusieurs anciennes joueuses au Real. Entre-temps, l’Union a disputé sa toute première rencontre face aux Malherbes Harlems. Match qui a vu une victoire sans coup férir des Curepipiennes. C’est donc au moment de la deuxième rencontre que les choses se sont compliquées.

« Il nous a approchés et fait part de ses griefs. Nous l’avons écouté et choisi de renvoyer les rencontres », expliquait lundi Hedley Han. De son côté, Philippe Boodoo avançait que « c’est une procédure qui n’a pas été respectée. » En effet, le règlement stipule qu’un club ne peut recruter plus de deux joueuses d’un autre club, et que le total des transferts ne doit pas dépasser cinq. « Il faut simplement respecter les procédures. » En outre, le dirigeant de l’USBBRH avance ne pas être au courant d’une quelconque ouverture de la fenêtre des transferts.

La FMBB, de son côté, a déjà contacté un homme de loi pour une lecture de la situation. « Cette situation a retenu notre attention. Nous avons décidé de la référer à un homme de loi », faisait-on ressortir lundi. Mais cette fois, la FMBB a opté pour faire entrer l’Ombudsperson for Sports dans la danse. En effet, c’est surtout pour éviter une mauvaise interprétation des règlements que ce dossier sera présenté à Ramesh Sunt. « Chacun peut avoir une interprétation différente du règlement. Nous voulons tout simplement nous mettre à l’abri d’un éventuel mauvais retour », poursuit Hedley Han. En attendant, la rencontre de ce dimanche entre Real et l’USBBRH a été renvoyée sine die. Tout comme les autres matches. « Il faudra attendre que la question soit tranchée définitivement. Et au cas où l’Ombudsperson donne raison à l’USBBRH, nous ne pourrons que nous plier à la décision », explique encore le président de la FMBB.

Du côté des joueuses, c’est la grogne. Normal, quand on sait que cela fait plus de deux ans qu’elles n’ont pas foulé les parquets. « C’est inadmissible qu’on nous manque de respect à ce point. Nous méritons de jouer », lance une joueuse. Brandissant comme argument la médaille de bronze des filles aux JIOI, elle déclare que « c’est comme ça qu’on nous remercie. Et dans quatre ans, on va nous dire de ramener encore une médaille. » L’Ombudsperson for Sports devrait vite trancher. Sinon, ce sont les joueuses qui en pâtiront.