Le départ de certains cadres de Hoop a forcé le club à se mettre en veilleuse pour un an

Coup de tonnerre sur le championnat féminin. Après la « disparition » du Real chez les hommes, voilà que c’est au tour de l’équipe féminine de BBRH-Hoop de se retrouver hors-circuit, du moins, pendant un an. La faute à un manque d’effectifs.

« On n’a pas mis la clé sous le paillasson. On a seulement décidé de prendre une année sabbatique », dit Natacha Joumont, présidente du club des villes-soeurs. Ceci explique donc cela. En fait, les anciennes championnes de Maurice ont perdu quelques éléments, parties tenter l’aventure sous d’autres cieux. « Le départ de quelques joueuses s’est accompagné de l’arrivée de nouvelles recrues. Mais nous avons dû nous rendre à l’évidence. Nous n’étions pas prêtes pour un championnat », ajoute Natacha Joumont.

On devrait donc retrouver la livrée bleue et blanche sur les parquets dès le prochain championnat. « Comme je l’ai mentionné, nous sommes toujours affiliées à la Fédération (mauricienne de basket-ball, ndlr). Nous nous sommes seulement mises en retrait, le temps de bien nous préparer », ajoute Natacha Joumont.

Par contre, l’Union Sportive de Beau-Bassin Rose-Hill (USBBRH) fait son retour à la compétition. Cette formation a également vu plusieurs de ses cadres aller tenter l’aventure ailleurs, soit sous les couleurs de la version féminine du Real. Un exil qui a eu le mérite de faire sortir d’anciennes joueuses-cadres de leur retraite.

Et cette nouvelle donne a une incidence sur le calendrier présenté par la FMBB. Ainsi, en ouverture de championnat, on retrouvera un duel entre l’USBBRH et Malherbes Harlems le 26 janvier prochain. A l’origine, c’est le duel Hoop-Harlems qui avait été programmé.

Mais dans le fond, cette situation traduit bien le problème auquel fait face le basket-ball féminin à Maurice : très peu de pratiquantes et l’absence de renouvellement d’une équipe nationale veillissante, ce qui revient à trois clubs pour un championnat.

Il serait définitivement temps que la FMBB se penche sur la question et prenne le taureau par les cornes.