Les dirigeants de la Fédération mauricienne de Basket-Ball (FMBB) se réuniront, selon nos informations, demain après-midi, à 17h30, au gymnase de Phoenix. Une réunion qui a pour but de fixer la tenue d’une assemblée générale spéciale pour statuer sur le cas Malherbes Harlems. Une affaire qui fait débat depuis la fin de l’année dernière, mais qui demeure, à notre avis, un faux problème. Car le fait demeure que la formation curepipienne, qui a terminé à la dernière place du championnat de première division de 2010 – il n’y a pas eu de championnat en 2011 en raison des Jeux des îles de l’océan Indien aux Seychelles -, a perdu les barrages qui l’avait opposé à l’équipe de Forest-Side. Il n’y a donc pas lieu de polémiquer et Malherbes Harlems doit évoluer en deuxième division, cette saison, comme le veut les règlements.
Pourquoi Malherbes Harlems doit-il être maintenu en première division, alors qu’il a perdu les barrages ? Qui a fait cette proposition au sein du comité directeur et pourquoi une telle proposition a atterrit devant l’assemblée générale annuelle de la FMBB, en octobre dernier. Une assemblée générale houleuse où Didier Moutou avait été remplacé à la tête de cette fédération par Dominique Marisson et au cours de laquelle le maintien de Malherbes Harlems avait été discuté. Selon nos informations, cette proposition n’avait pas fait l’unanimité et ils ont été nombreux a avoir exprimé leur désaccord sur le sujet.
Alors, ce que bon nombre de dirigeants ne comprennent pas, c’est pourquoi cette obsession de convoquer, cette fois, une assemblée générale spéciale pour se pencher sur un problème sur lequel l’assemblée générale s’est déjà exprimé ? Selon nos informations, le club curepipien aurait même fait une demande dans ce sens, demande qui sera étudiée lors de la réunion du comité directeur de demain après-midi. Un dirigeant de Malherbes Harlems s’est même exprimé dans un quotidien récemment pour expliquer le but de la démarche. A notre niveau, nous pensons qu’une fédération qui se respecte et qui applique ses règlements, n’aurait même pas dû s’attarder sur ce faux problème.
D’autre part, il nous revient que l’équipe nationale des moins de 18 ans, qui participera en juillet prochain (9 au 16) aux 8es Jeux de la CJSOI (Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien), aux Comores, n’aurait pas encore un entraîneur national, alors que les Jeux se tiennent dans cinq mois ! Pourtant, si notre mémoire ne nous fait pas défaut, une présélection avait été mise sur pied en avril 2010 en vue de cette participation. David Grenade et Jean Marc Manique avaient même été nommés à sa tête. La préparation a débuté sur une base régulière et cette équipe a même pris part au championnat de deuxième division et a joué face à l’équipe de Rodrigues qui était de passage à Maurice. Ces jeunes ont même poursuivi leur préparation aux côtés des équipes nationaux pour les Jeux des îles de l’océan Indien.
Alors, pourquoi maintenant invité les clubs intéressés, dans une correspondance en date du 30 janvier, à faire acte de candidature pour le poste d’entraîneur national de cette équipe ? David Grenade et Jean Marc Manique, qui sont également des entraîneurs du centre national de formation,  n’ont-ils pas déjà entamé un travail de base ? Est-il vraiment sérieux de procéder à pareil changement à cinq mois seulement des Jeux ? Nous le pensons pas. Le fait d’être entraîneur du centre de formation pose-t-il un problème pour entraîner la sélection nationale des moins de 18 ans quand on sait que dans le passé l’entraîneur du centre avait également entraîné l’équipe de la CJSOI ? Il y a là autant de questions qui méritent réflexion. En attendant, c’est le début du championnat de première division qui est suspendue à une décision qui est si facile à prendre.