Les finales féminine et masculine de la Republic Cup de basket-ball se sont tenues samedi au gymnase de Phoenix. Deux rencontres opposées tant dans le fond que dans la forme, mais qui au final ont vu le succès des équipes mieux organisées, la victoire logique de Hoop chez les dames et le Graal conquis dans la douleur et les coups par le Real.
 La finale masculine a été entachée par une bagarre générale à six secondes de la fin. La rencontre avait commencé avec un léger retard dû à l’absence des officiels de table. Mais au début de la rencontre, les choses se décantent rapidement. Si bien que ce sont les Roche-Bois Warriors qui prennent le dessus sur une équipe du Real qui peine à forger son jeu. La tension sur le terrain monte, Hector (Real) et Carver (Roche-Bois Warriors) ne sont pas loin d’en venir aux mains.
Situation calmée vite fait, les choses repartent. Les Warriors, pratiquant leur jeu si particulier, s’attirent les succès. Ludovic Manneron, leur meneur, donne le tournis aux joueurs du Real. Et ils remportent le premier quart-temps 16-12.
Au deuxième quart-temps, par contre, la machine du Real se met en marche, non sans une certaine difficulté. « Oui, on a un peu peiné au départ. On n’a pas travaillé comme il faut. Mais petit à petit, on a su se reprendre », confie Neva Vadiveloo, coach des Vert et Blanc.
Le Real recolle au score. Alors que Roche-Bois avait une avance de sept points (20-13), Carver et ses compagnons voient leurs adversaires fondre sur eux. Évolution rapide du score qui passe à 22-19 pour les Warriors, 2puis 2-21 et, finalement, au buzzer signifiant la mi-temps, 22-23 en faveur du Real. C’était la première fois depuis le début de la rencontre que les protégés de Neva Vadiveloo se retrouvaient en tête. Devant cet état de choses, les Roche-Boisiens se retrouvaient dans une certaine impuissance. « Nous avions fait les changements nécessaires pour jouer en zone », avance Neva Vadiveloo.
Déjà considéré comme le moteur du Real en début de match, le Malgache Hans, secondé par le Nigérian Mohamed et le Mauricien Benjamin Bangard, abat un gros travail de défense. Du coup, le Real passait rapidement la barre des 30 points et s’approchait des 40, alors que Roche-Bois restait toujours sous les 40 unités.
Bangard, lui, s’offrait quelques lancers francs, et l’avance du Real montait à 10 points (48-38). Quelques secondes plus tard, le score est passé à 50, alors que les Warriors restaient à 38 points. Mais poussé par un public acquis à sa cause, Roche-Bois remontait un peu (43-55), mais les jeux étaient presque faits.
À 44 secondes de la fin, le score est de 48 à 62 pour le Real. Un écart impossible à rattraper, à moins de marquer trois tirs à trois points. Mais la fébrilité dont faisaient preuve les Roche-Boisiens ne leur conférait pas l’adresse voulue pour espérer combler ce retard.
Et puis, il y a eu ce petit moment où le Real voulait montrer qu’il était bien le roi du basket-ball local, histoire de s’offrir une dernière joie avant la fin du match. Mais il est raté. De là, deux joueurs s’affronteront. Les supporters de Roche-Bois sautent des gradins et se mêlent à la bagarre. Il faudra l’intervention de quelques joueurs et du coach des Warriors, Désiré Numa, pour que la situation revienne au calme.
Entre-temps, les arbitres n’ont d’autre choix que d’arrêter la rencontre. À six secondes seulement de la fin…