La sélection mauricienne de basket-ball de moins de 16 ans débute sa campagne africaine ce soir contre le Mozambique au gymnase de Phoenix, qui accueillera la compétition jusqu’au 22 juillet. Ainsi en a décidé le tirage au sort de la CAN U16 2017, qui s’est tenu hier au Curepipe Hotel.
Maurice aura la lourde tâche de faire oublier son absence de niveau contre un adversaire qui, selon le DTN Jean-Paul Rebatet, est le moins dangereux de la poule A. « Dans la pratique, toutes les équipes visent le titre », lâche-t-il. Pourtant, Maurice a bénéficié au cours de l’année écoulée d’une préparation que les techniciens jugent adéquate en fonction des objectifs que la sélection s’est fixés. « Nous savons que nous ne pourrons pas rivaliser avec les Égyptiens. Mais nous allons sortir notre meilleur jeu », nous avait dit Christophe Saubestre, qui a pris le groupe en mains depuis un an et demi.
Le temps est donc venu pour la sélection mauricienne de mettre en pratique tout ce qu’elle a appris au cours de l’année écoulée. Pour cela, il faudra aller chercher la technique assimilée lors du déplacement de la sélection à La Réunion en janvier, ou puiser dans les connaissances acquises au cours du stage collectif effectué en France en avril. « Ce sont les meilleurs moments de la préparation. Les garçons ont découvert le haut niveau et ont appris ce qu’il fallait faire pour l’atteindre », ajoute Christophe Saubestre.
De son côté, Jean-Paul Rebatet voit les choses un peu différemment. Dans la poule A, le Mozambique apparaît comme la grande inconnue. Mais pas si inconnue que ça, à vrai dire. « C’est un tout autre niveau, un autre monde. Tout est différent, de la façon de s’entraîner à la préparation d’avant-match », note le DTN.
Ajouté à cela, les Mauriciens pourraient se retrouver avec un problème de taille. En effet, les Mauriciens ne culminent, en moyenne, qu’à une modeste hauteur de 1,70 m contre le 1,90 m de ses adversaires. « Cela va jouer contre nous », admet le technicien français. Maurice devra donc jeter tout son poids dans la bataille défensive pour éviter de se faire prendre à défaut. « C’est la meilleure tactique à appliquer », a souligné Christophe Saubestre deux semaines avant le coup d’envoi de la compétition.
Si les deux techniciens sont réalistes quant à l’issue de la rencontre, ils s’accordent toutefois à dire que la sélection ne se rendra pas sans se battre. « Je sais que les garçons se battront jusqu’au bout », affirme Christophe Saubestre. Jean-Paul Rebatet, lui, croit dans les capacités de ses protégés. « Je suis confiant qu’ils sortiront un bon match. »