Le dernier quart de finale de la Coupe de la République de basket-ball mettra aux prises les Mahebourg Flippers au Real de Port-Louis, ce soir à 19h, au gymnase de Phoenix. Si pour les Mahébourgeois l’obstacle ressemble à un Everest à franchir, du côté des Port-Louisiens on se méfie malgré tout de la force tranquille de l’adversaire du jour. Zoom sur les deux équipes.
D’un côté, le Real, en pleine confiance, surtout après sa large victoire face à l’ASVP (103-55). « Oui, ça nous a boostés. Nous avons maintenant toute la confiance voulue pour le match contre les Flippers », avance Neva Vadiveloo, coach du Real. Cependant, l’entraîneur port-louisiens pourrait, pendant le match, se retrouver à court d’effectif. « Actuellement, nous sommes avec un banc de dix joueurs. Avec les blessés et les absents, les options ne sont pas nombreuses. » Il a en effet perdu Yannick Hector depuis l’année dernière, et se retrouve à jouer sans Gino Grenade, blessé au genou. « C’est un peu bête, Gino est revenu, mais après son genou l’a lâché. »
Cependant, malgré le nombre limité de joueurs, il pourrait faire évoluer un cinq-majeur assez proche de celui contre l’ASVP. Avec Jonathan Jules, Jean-François Namasivayen, Jean-Patrice Lacoota et Joey Gérie, les options offensives sont variées. Reste à connaître le nom du meneur. « Pour cela, nous avons deux options. Pour l’instant, j’envisage seulement des options. Ensuite, sur le terrain, tout évoluera en fonction de l’action », souligne Neva Vadiveloo. Il n’empêche que les maîtres mots ce soir seront la concentration et l’application. « Sans ça, nous irons dans tous les sens », prévient-il.
Par contre, chez les Flippers, les données sont un peu différentes. L’équipe dirigée par Pascal Prayag a plutôt bien tourné, se retrouvant même dans le Top 3 de la Super League, ce qui pourrait mener à une qualification aux play-offs. Les Mahébourgeois veulent donc capitaliser sur cette confiance acquise au fil des matches. D’ailleurs, on l’a vu, les protégés de Pascal Prayag semblent dans une bonne dynamique. Ils sont devenus une véritable machine à marquer.
Selon les statistiques, ils ont toujours tourné à une moyenne de 70 points par match. Seules deux équipes ont pu freiner cette machine, Attila, qui n’a encaissé que 55 points, et le Real, qui a fait mieux avec 53 points pris pendant la rencontre. L’année dernière, Pascal Prayag confiait qu’il voulait mettre les chances de son côté. Cette année, les Mahébourgeois espèrent vaincre le signe indien. Et pour y arriver, la route commence par une victoire ce soir.