Un représentant de la FIBA, le Malgache Jean-Michel Ramaroson, était à Maurice la semaine dernière pour une mission d’évaluation du basket-ball local. Selon ses premières analyses, la situation n’est ni alarmante ni idéale. « Il y a toujours de la place pour le développement. Maurice a du potentiel. »
Lors de son passage à Maurice, Jean-Michel Ramaroson, également  président de la Fédération malgache et membre de la FIBA Afrique, a rencontré le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, et le président du Comité olympique mauricien, Philippe Hao Thyn Voon. Des rencontres qui lui ont permis de situer l’aide et l’attention apportées par ces deux entités mauriciennes. « Le ministère comme le Comité olympique sont des partenaires de la Fédération mauricienne de basket-ball. Le CIO a beaucoup de programmes de développement », explique le représentant de la FIBA.
Mais pourtant, malgré toutes les aides dont pourrait bénéficier Maurice, le basket-ball local vivote. « Il y a des activités, mais il faut aussi connaître la notoriété de la discipline. » Pour cela, l’Afrobasket U16 masculin, que Maurice abritera en 2017, sera la vitrine de la discipline. « C’est une grosse opportunité. Les jeunes auront l’occasion de découvrir une compétition africaine, mais aussi de s’exposer au public. » De plus, c’est à la FMBB de vendre l’événement africain. « Il y a beaucoup à faire. Mais ensuite, l’Afrobasket pourrait être le point de départ de quelque chose d’intéressant. À Maurice de savoir exploiter l’opportunité qu’on lui offre. »
Jean-Michel Ramaroson estime aussi que l’Afrobasket U16 devrait être l’affaire de tous. Ainsi, l’implication des parents serait la bienvenue. « Cette compétition doit être le point de départ de quelque chose. Pour cela, il faut avoir un comité préparatoire de l’équipe nationale, car les compétitions U16 touchent les jeunes et leurs parents. » Selon l’émissaire de la FIBA, l’une des solutions serait de décentraliser le Centre national de formation. « Il y a d’autres points à travailler, par exemple, le sport scolaire. Tout cela aidera à augmenter la notoriété du basket-ball mauricien. »
En outre, la formation continue d’arbitres et de cadres techniques servira au développement. « Maurice possède des infrastructures que les grandes nations du basket-ball africain, comme le Gabon et la République Centrafricaine, ne possèdent pas. Il faut savoir utiliser cet avantage correctement. » La FIBA a aussi mis l’accent sur la jeunesse. « La FIBA a souhaité que les jeunes soient placés au centre de la formation. »
Mais surtout, l’instance mondiale a décidé de donner plus d’élan au 3×3. « Cela devrait devenir une discipline olympique en 2023. À la FIBA Afrique, il y a des ballons et des terrains que Maurice pourrait récupérer et utiliser dans le cadre de son programme de développement et de formation. »