La deuxième rencontre de préparation, dimanche au gymnase de Phoenix en vue des JIOI à La Réunion, entre les sélections mauricienne et mahoraise s’est soldée par une victoire des visiteurs sur le score de 94-68. C’était l’occasion pour les deux sélectionneurs de jauger leurs groupes à quelques semaines de l’échéance réunionnaise.
Si Maurice a pu dans un premier temps tenir tête aux Mahorais (17-17 au premier quart), les locaux se sont fait rattraper par une sélection de Mayotte combative qui rentrait aux vestiaires avec l’avantage (43-36). Faisant appel à un cinq majeur constitué d’Amra Ahamada, Aboubacar Medsifdan, Sahem Ahmed Henri, Moendadie Kadri et Soufou Inri, l’entraîneur mahorais, Pascal Luc, se dit satisfait de la performance du groupe. « Nous montons en puissance. Les joueurs sont plus concentrés et plus d’agressifs dans leur jeu ».
Malgré les encouragements de la sélection féminine, la bonne volonté des Mauriciens s’est vite estompée au troisième quart, lorsque les Mahorais se retrouvaient en tête 70-56. Cependant, Pascal Luc ne s’est pas épanché sur les forces et faiblesses de sa formation, proximité des JIOI oblige. Mais il jette malgré tout un regard positif sur la progression des Mauriciens. « Il ont beaucoup évolué par rapport aux derniers JIOI. Ils ont plus de techniques ».
Du côté mauricien, cependant, on se s’arrête pas à cette défaite. Après la courte victoire des Mauriciens mercredi (59-58), les Mahorais avaient rétabli l’équilibre en disposant de l’équipe nationale 57-40 vendredi soir au gymnase de Phoenix. Dimanche, l’effectif, tournant autour des expérimentés Jonathan Jules, Thierry Julie, ou encore Frédéric Dubois, s’est finalement incliné 94-68.
L’entraîneur national, Mohamed Buhuri Ozegya, parle d’opportunités pour l’équipe de Maurice. « L’équipe mahoraise est l’une des meilleures de l’océan indien actuellement. Malgré ça, nous l’avons battue une fois », rappelle-t-il.
Cependant, il note une baisse de régime quant à la forme physique des joueurs. Une situation due, selon lui, à de mauvaises conditions d’entraînement. « Nous ne pouvons nous entraîner correctement dans le Nord, où nous sommes en stage bloqué ». D’où l’absence de risques en amont de cette rencontre.
Mais il promet que l’équipe retrouvera la forme, avec deux séances quotidiennes. « Nous devons prouver que nous pouvons gagner encore. La rencontre d’aujourd’hui (ndlr : dimanche) n’était qu’un test », conclut-il.