Le Real a remporté son 11e match d’affilée en venant à bout d’une équipe de Mahebourg Flippers qui a longtemps fait douter les Port-Louisiens. A l’arrivée, les champions de Maurice l’ont remporté 66-53. Une situation qui dure depuis trois matches déjà.
« Je ne sais pas pourquoi ils ont tardé à rentrer dans le match », lâche Neva Vadiveloo, entraîneur des Port-Louisiens. Car en faisant confiance aux jeunes de l’équipe, il a souhaité faire tourner son effectif en prévision de la CCCOI, qui commence ce dimanche. « C’est au choix : manque d’expérience ou manque de concentration », lance-t-il.
Ce début de match raté est une manne inespérée pour les Flippers, qui n’en demandaient pas tant. Résultat : ils sont devant à la petite pause (14-7). « Nous avons bien joué en première mi-temps. Mais avec une telle prestation, se retrouver battus en toute fin de partie est certainement une déception », lâche Pascal Prayag, coach et joueur des Mahébourgeois.
A la mi-temps, pourtant, ce sont toujours les Sudistes qui mènent 24-20. C’est à partir de là que Neva Vadiveloo bat le rappel des troupes.
Enter Mohamed et les anciens, qui redressent petit à petit la barre. Mais toujours est-il que le Real court toujours après le score. « En fait, ce qui a joué contre nous, c’est l’absence d’un banc. Au Real, ils peuvent changer cinq joueurs et le rendement est similaire », concède Pascal Prayag.
Ce n’est pas vraiment le même son de cloche du côté port-louisien. « Les jeunes semblent avoir quelques difficultés à s’intégrer. C’est le troisième match avec un scénario plus ou moins pareil que nous affrontons. Alors, il faudra vraiment régler les détails », conçoit Neva Vadiveloo.
Mais au quatrième quart-temps, le Real se ressaisit. Grâce à l’expérience de ses anciens, ils comblent un déficit de dix points, et se retrouvent même devant.
A 1’53 de la fin, l’écart est de 3 points (56-53) pour le Real. Ils recevront un coup de pouce inespéré, avec Pascal Parayag et Didier Fidèle, qui devront sortir pour faute technique. « C’est là que tout s’est écroulé. De plus, Didier est notre meilleur marqueur. Cela nous a arrêté dans notre élan », avoue Pascal Prayag.
Capitalisant sur l’absence des deux joueurs mahébourgeois, le Real n’a eu qu’à conclure. Mais la douleur restera vive pendant quelque temps encore. « Je ne comprends pas. Dans l’ensemble, c’était un joli match. Mais il faut toujours faire appel aux anciens pour finir le match. »
A une semaine de la Coupe des Clubs Champions de l’océan Indien, les hommes de Neva Vadiveloo se retrouvent avec de sérieux problèmes de concentration. « Ce sont les détails à corriger. Il faudra leur apprendre à gérer la pression et la concentration », poursuit le coach. Il a tout juste une semaine devant lui pour y arriver. D’autant que les Port-Louisiens affrontent les Réunionnais de Saint Pierre, dimanche prochain, à 17 heures.
Dans la première rencontre de la journée, l’EDB Cassis a pris la mesure des Hammers sur le score de 80-73. Un score qui reflète la montée en puissance des joueurs de Rivière du Rempart.