Le Real a remporté, dimanche au gymnase de Phoenix, le 18e titre de champion de son histoire, le cinquième sous le coaching de Neva Vadiveloo, au terme d’une finale qui l’a vu affronter, samedi et dimanche, les Mahebourg Flippers. Au score combiné, les Port-Louisiens l’emportent 147-121 (62-51 samedi et 85-70 dimanche).
A-t-il été inquiété par les Flippers ? Non. Même samedi, pour la manche aller, le Real a joué son basket, en prenant 11 points d’avance à l’issue de la rencontre. Dimanche, il fallait simplement gérer. Si samedi le Real a fait le plus dur, dimanche, il n’a pas fait dans la dentelle, Thierry Julie et Jonathan Jules se laissant même aller à quelques dunks.
Pourtant, en début de rencontre, les Flippers donnent l’impression de pouvoir contrer la force de frappe port-louisienne. S’ils mènent dans les premières minutes de jeu, par contre, ils vont vite se retrouver derrière au premier quart (21-15). « J’avais quelques craintes du fait que plusieurs de mes joueurs se retrouvaient pour la première fois en finale. La pression a donc joué contre nous », explique Pascal Prayag, entraîneur-joueur des Mahebourg Flippers.
En effet, au deuxième quart, les choses ne s’améliorent pas forcément. À son avance de 11 points de samedi, le Real ajoute encore 10 (33-23), puis 15 (38-23). Mais les Flippers retrouvent leur allant, remontant à sept points à la mi-temps (42-35). « On ne peut pas avoir de regrets. Nous avons tout donné et nous sommes deuxièmes », explique Pascal Prayag.
De retour des vestiaires, le Real repart à l’assaut. Il s’agissait de mettre le plus d’écart possible entre les Mahébourgeois et les Port-Louisiens. C’est à ce moment qu’on remarque que les Flippers pèchent par manque d’expérience. Malgré tout, ils tentent crânement leur chance, mais le troisième quart s’achèvera sur le score de 67-53.
Autant dire que la boucle était quasiment bouclé. Après avoir régalé le petit public pendant trois quart-temps, il fallait simplement conclure. Et là, l’association Jonathan Jules et Frédéric Dubois s’entend à merveille. Le score évolue vite, les équipes bougent, mais les Flippers manquent toujours le petit plus qui pourrait l’aider à combler le retard. « Le Real a très bien joué. Il n’y a rien à ajouter là-dessus », note Pascal Prayag.
Les dix dernières minutes sont la plus parfaite illustration de la domination du Real. Thierry Julie et consorts sont montés à 15 points (75-60), redescendus à neuf (79-70), puis ont terminé la rencontre avec 15 points (85-70). « Cette victoire, c’est grâce aux joueurs. Ils ont été sérieux à l’entraînement. Mais je tiens à souligner que ce fut une très longue saison », avance Neva Vadiveloo.
Du côté des Flippers, il y a, malgré la défaite, un sentiment de fierté. « Nous sommes une équipe issue de Mahébourg, sans sponsors, sans terrain convenable où nous entraîner. Nous sommes vice-champions de Maurice. Je pense que les joueurs peuvent être fiers d’eux », ajoute Pascal Prayag.