Le Real a remporté, hier au gymnase de Phoenix, un 20e titre de champion national, malgré une défaite contre les Flippers au match retour de la finale des play-offs. Si les Mahébourgeois, jusqu’ici champions de Maurice en titre, ont pris l’eau lors de la finale aller (71-47), ils ont toutefois montré un tout autre visage lors de la manche retour, s’offrant le luxe d’infliger au nouveau champion sa première défaite de la saison.
Du côté du club port-louisien, c’est avec une certaine joie qu’on accueille ce titre. « Nous avons travaillé pour ça », sourit Neva Vadiveloo, l’entraîneur. Pourtant, on sent une petite pointe de regret dans sa voix. « On voulait terminer la saison invaincus. Bon, cela montre aussi que les autres équipes travaillent. » Au combiné des deux rencontres, le Real s’impose 135-113.
Thierry Julie, 35 ans rugissants, abonde dans le même sens. « Un point de différence au buzzer (65-64) : le Real a beaucoup de travail. Aucune équipe ne nous fera de cadeau la saison prochaine. » Et maintenant ? « On ne sait pas si on sera à la CCCOI. Mayotte accueillera la compétition. Nous, il nous faut du repos. La saison a été longue », ajoute Neva Vadiveloo.
« La semaine dernière, tout le monde était hors du coup », lâche pour sa part Pascal Prayag, entraîneur-joueur des Mahebourg Flippers. La déception d’avoir perdu le titre est grande, mais il y a aussi la joie d’avoir été la seule équipe à avoir fait mordre la poussière au Real. « Après notre non-match la semaine dernière, nous voulions terminer sur une bonne note. La suspension d’Alexandre Leste a joué beaucoup plus sur notre moral que je ne le pensais. »
Mais le retour du capitaine mahébourgeois semble galvaniser les troupes, qui le montrent bien sur le terrain. « 31 points, c’était un gouffre. Mais nous voulions sortir la tête haute. » Cela se traduit par une prise de pouvoir rapide, même si le Real tient tête. Pendant le premier quart, les deux équipes ne sont jamais à plus de deux points d’écart, Port-Louisiens et Mahébourgeois jouissant d’une certaine chance aux lancers. Si bien que le score au premier quart est de 17-16 pour le Real.
Au deuxième, un scénario presque similaire pour les uns et les autres. Si le match aller était d’une monotonie sans nom, celui là, par contre, offre un bel échange équilibré. Si bien que ce sont les protégés de Pascal Prayag qui virent en tête à la mi-temps (34-30). Au troisième quart, l’avance des Flippers est de neuf points (53-46). Mais le Real ne sera pas champion par hasard. Jonathan Jules et Jean-François Namasivayen se chargeaient de permettre aux leurs de revenir à quatre points, puis à égalité. Mais Pascal Prayag, entré en jeu au dernier quart, redonnait l’avantage aux siens (64-62).
Cependant, Jonathan Jules remettait les deux équipes d’accord (64-64) à quelques secondes de la fin. Mais O’Brian Robette, lui, offrait le lancer franc victorieux aux Flippers, qui s’imposent, sur le score de 65-64. « Voilà. On termine la saison sur une victoire. Nous aurons été les seuls à être venus à bout du Real. Je dois d’ailleurs les féliciter pour leur titre, ils l’ont tout à fait mérité », fait ressortir Pascal Prayag.
Auparavant, les Roche Bois Warriors, privés de leur entraîneur Désiré Numa, ont remporté le match de classement contre l’EDB Cassis sur le score de 78-71. Les coéquipiers de Ludovic Mameron et les protégés de Clency Pragassa ont livré un match équilibré et dépourvu de tensions.