Rien ne va plus au sein de la Fédération mauricienne de Basket-Ball (FMBB). C’est le moins que l’on puisse dire, car le retour au pays du président Philippe Lee Kam Chung après presque trois mois d’absence n’a pas permis les choses d’évoluer positivement. Pire,  Philippe Lee Kam Chung se présente  désormais comme une épine, une grosse épine même, dans les pieds de la FMBB. A valeur du jour, quasiment tous les membres actuels de la fédération veulent  son départ de la présidence, mais ce dernier résiste et il est même allé se plaindre de son sort au Comité Olympique Mauricien (COM).
Depuis le retour de Phillipe Lee Kam Chun de l’Australie, la FMN n’a pas de direction. Hedley Han (vice-président) qui assumait la présidence en l’absence de son président-voyageur, a pris du recule tout en affirmant à Week-End qu’il continue à assumer ses responsabilités sur les dossiers qui lui avaient été confiés. Comme par exemple la relance du centre de formation avec le soutien du directeur technique national, Charles Tassin, et la candidature de Maurice pour l’organisation de la phase finale de l’Afrobasket U16 en 2017. «Le président est à Maurice il est tout a fait normal qu’il reprenne ses responsabilités. Je suis vice-président de la fédération et on ma confié quelques dossiers sur lesquels je continue à travailler», a -t-il confié.
Changement de position
Mais Heldey Han concède que le retour de Philippe Lee Kam Chung à Maurice après plus de trois mois d’absence n’a rien changé. Selon les informations de Week-End, depuis son retour il y a deux semaines déjà, le président de la FMBB n’a pas encore trouvé le temps de réunir son comité pour faire un état de la situation et aussi d’affronter son comité qui veut sa démission. En effet, si dans les premiers temps, celui qui a passé le plus clair de son temps à l’étranger depuis son arrivée à la présidence, avait laissé  entendre qu’il allait soumettre sa démission. Par contre depuis ces derniers jours, tout laisse croire qu’il a  changé de position et c’est la paralysie totale de la FMBB en cas de sa démission de son comité du fait qu’il est l’un des deux membres habilités à signer les chèques au nom de la fédération.
Ce qui n’est pas totalement faux, puisque avec la suspension à vie qui a frappé Alvin Ahtave et Guillaume François respectivement ex-vice-président et trésorier de la fédération, il ne reste que Philippe Lee Kam Chung (président) et Yow Fat  (assistant trésorier, devenu par la suite trésorier) comme les deux signataires des chèques de la fédération. Qui plus est, le Registrar of Association (RoA) a refusé d’accepter les changements par rapport aux personnes autorisées à cet exercice en raison d’un procès devant la justice engagé par l’ex-vice-président et dont le jugement se fait toujours attendre.
«Si mo aller fédération bloqué. Avant mo ti alle l’Australie mo ti signe 50 chèques», aurait lancé Philippe Lee Kam Chung à ses détracteurs comme argument pour ne pas démissionner. Mais dans le giron de l’exécutif de la FMBB on soutient qu’il peut « quitter son poste de président tout en restant dans le comité pour pouvoir signer les chèques le temps que la justice se prononce.» Un point sur lequel Philippe Lee Kam Chung ne veut pas fléchir et se croit même en position de force. A tel point qu’il est rentré d’Australie il y a deux semaines rien que pour agir comme Chef de délégation avec l’équipe des Flippers à la CCCOI à Madagascar.
Pourtant dans un cercle, il a affirmé que son déplacement dans le Grande île était nécessaire pour régler une question importante sur une dette de 2000 USD (approx Rs 85 000) suite à la participation de l’USBBRH dans cette même compétition en 2014 aux Seychelles. Or il nous revient que Philippe Lee Kam Cung n’a jamais pu régler cette dette et la preuve, si besoin est, qu’il était parti se relaxer à Tana: il ne savait même pas où était la restauration ni où se déroulait la compétition. Comme le veut la coutume, Philippe Lee Kam Chung n’a pas répondu à son téléphone pour s’expliquer.
Dans les coulisses, nous apprenons que les clubs s’organisent pour réclamer une assemblée générale spéciale pour exiger son départ.