Roche-Bois Matorkeii a montré l’exemple en prenant le bronze en 2016

Avoir une équipe aux JO 2024 à Paris. Tel est le but que s’est fixé la commission de basket 3×3, qui a fait du rendez-vous olympique un objectif majeur. C’est en se basant sur les premiers résultats du basket-ball mauricien sur la scène africaine que Pascal Prayag, responsable de la commission 3×3, a établi son programme de travail pour les six prochaines années.

Sachant que le format de jeu est orienté vers les jeunes, le coordinateur a établi une première ébauche de calendrier, où quatre événements rythmeront les week-ends de juillet et août à travers l’île. « Le plus dur sera de trouver les partenaires », laisse-t-il entendre. Les événements seront répartis sur quatre régions — Nord/Port-Louis, Sud/Est/Curepipe, l’Ouest Centre —, alors que la grande finale se tiendra au cours de la troisième semaine du mois d’août. Pour commencer, ce projet concernera les joueurs et joueuses âgés de 16 à 18 ans. « C’est le moment idéal pour avoir un premier réservoir de joueurs », explique- t-il. En fait, ce sont ces mêmes joueurs qui devraient, en cas de qualification olympique, se retrouver à Paris en 2024.

Rien n’a donc été laissé au hasard. Une fois les groupes établis — les vainqueurs devant normalement se déplacer pour les compétitions continentales —, les joueurs iront se mesurer à de l’adversité sur le continent africain. « C’est le premier moyen d’avoir de l’expérience à ce niveau. » Le projet va même plus loin, puisque 2019 sera le moment pour les joueurs de récolter des points selon le FIBA Ranking System. « En fait, il faut que nos joueurs s’exposent au maximum pour obtenir le plus de points possibles. La FIBA va retenir les cinq meilleures équipes africaines pour les JO 2024 », rappelle encore Pascal Prayag. Mais entre 2022 et 2023, les joueurs participeront aux épreuves du FIBA 3×3 World Tour, avec des camps d’entraînement en vue des JO.

Dans le même ordre d’idées, Maurice devra organiser plus de compétitions de 3×3 pour récolter davantage de points FIBA. « Le seul souci que nous rencontrons en ce moment reste la logistique autour de l’épreuve. Nous ne savons pas encore où tenir les compétitions », lâche le responsable de la commission. D’autres problèmes sont à ajouter à la liste : l’absence de sponsors ou d’aide financière. Les frais d’une journée de compétition s’élèvent à plus de Rs 150 000, ce qui fait tiquer. « Il y a des normes à respecter pour que nos tournois soient reconnus par la FIBA », note le technicien.