Les envolées de Cédric Modliar (n°3) n’ont pas empêché la défaite des Warriors hier

Les Mahebourg Flippers, champions en titre de la Super League, ont démontré qu’ils pouvaient rebondir. Hier, lors de la troisième manche de la finale des play-offs, les protégés de Pascal Prayag ont offert une petite leçon de réalisme aux Roche-Bois Warriors (84-74), vainqueurs des deux précédentes rencontres. À l’arrivée, le soulagement est palpable.

Les Flippers peuvent respirer. « La finale est relancée », dit Pascal Prayag, l’entraîneur mahebourgeois. Forcément : ils viennent de se rassurer, alors que leur adversaire menait déjà 2-0. Hier, sur le parquet du gymnase de Phœnix, ils ont rapidement pris les choses en mains, envoyant un message clair aux Roche-Boisiens (24-13). « On en a parlé pendant la semaine. J’ai demandé aux joueurs de prendre match après match. Celui d’aujourd’hui (ndlr : hier) était le match couperet », analyse à chaud Pascal Prayag.

Sur la rencontre, les habituels ont répondu présent. Certains plus que d’autres. José Mametiana, le meneur de jeu mahébourgeois, a contribué 18 points au total des siens. « On a vu qu’il était mieux concentré, mieux dans son match. » En effet, le Malgache était, avec Vincent Clémentine, présent dans tous les compartiments du jeu. À eux deux, ils totalisent 35 points et 17 rebonds, avec cinq passes décisives pour le Malgache. Symbole de son implication dans le succès des siens : il est le troisième joueur avec plus de 25 minutes sur le parquet. « Je pense qu’il peut faire encore mieux. Il n’a pas montré tout son potentiel », dit encore Pascal Prayag.

Pourtant, les Warriors, eux, tiennent à cette victoire. S’appuyant sur Joey Gérie et Kerry Laprovidence — tous deux à 21 points —, les Warriors tentent de revenir dans la rencontre. À la mi-temps, le break est semble-t-il déjà fait (50-34). « On s’attendait à un tel match. Ils (les Flippers) se devaient de réagir. Et on l’a vu sur le parquet », avance pour sa part Jérôme Tonta, l’entraîneur des Warriors. Les Flippers jouent avec une certaine aisance de leur avance, gardant toujours leur adversaire à distance. « Nous avons joué. C’est ce qui a fait la différence. Personne n’a voulu en faire trop, et ça a pesé dans la balance », lâche encore Pascal Prayag.

La stratégie fonctionne et maintient les Warriors à distance (14 points, 66-52). Pourtant, ce sont les Warriors qui ont le dernier mot (16-18, 18-22) dans les deux derniers quarts. Mais l’avance prise lors des deux premières tranches permet aux coéquipiers de Vincent Clémetine de voir venir. « Il y a encore quelques ajustements à faire. » Plus que ces ajustements, le retour de Didier Cybèle de blessure a apporté un contrepoids de taille dans l’entrejeu mahébourgeois. « Il a joué le rôle de relais et cela aussi a pesé », poursuit le technicien mahébourgeois. À l’arrivée, 10 points séparent les deux équipes, avec la victoire 84-74 des Flippers.
Pour les Warriors, l’heure est à la remise en question. « Ils étaient plus concentrés, plus appliqués. Nous, on va corriger nos erreurs », affirme encore le coach roche-boisien. Pourtant, il affiche la satisfaction. « Nous avons pratiqué notre jeu. Il n’était pas au mieux, mais je reste quand même satisfait de ce que nous avons montré. Il fallait s’attendre à la réaction des Flippers », maintient Jérôme Tonta.

La quatrième manche, ce dimanche, s’annonce tout aussi bouillante que les trois premières. « Ils n’ont pas digéré la défaite et ils l’auront mauvaise dimanche prochain. À nous de nous préparer pour y faire face », dit l’entraîneur sudiste. Pour les Roche-Boisiens, la prochaine rencontre sera déterminante dans leur quête de leur tout premier titre. « Nous serons là et nous allons tout donner pour remporter le titre », promet Jérôme Tonta.