Les finales de la Republic Cup en masculin et en féminin se sont tenues hier au gymnase de Pheonix devant un public nombreux et dans une ambiance surchauffée. La finale féminine a été une affaire d’une seule équipe et Hoop a fait parler son expérience face aux jeunes louves de l’Union Sportive de Beau Bassin/Rose Hill score finale du match 81 à 40. L’autre finale a été beaucoup plus disputée, mais au finale la victoire est allée au Real. A noter que le match entre le Real de Port Louis et Roche Bois Warriors a dû être interrompu 14 secondes avant le coup de sifflet final à cause d’incidents qui ont éclaté entre les joueurs des deux équipes et que quelques supporteurs rocheboisiens ont envahi le terrain.
Hoop de Rose Hill entraîné par Rubin Batterie n’a pas fait dans la demie mesure dans ce derby de la Ville Soeur. En effet, ces protégés n’ont fait qu’une bouchée de la bande à Jean-Marie Bhugeerathee. Le premier quart cependant ne laissait pas présager un score aussi fleuve même s’il était clair que les joueuses de Hoop étaient nettement supérieures que ce soit sur le plan technique ou collectif (16-9). Le deuxième quart va cependant être catastrophique pour l’USBBRH. En effet, Hoop allait inscrire 45 points rien que dans ce jeu alors que Beau Bassin Rose Hill n’avait réussi que trois points. Le glas avait déjà sonné pour les protégés de Jean Mari Bhugeerathee. Le match était déjà plié à 55-12. Cependant il faut reconnaître la dextérité dont a fait preuve les Beaubassinoises.
Elles n’ont jamais baissé les bras et ont fait de leur mieux pour remonter au score. En face il y avait quand même une équipe de Hoop très expérimentée et avec un collectif tres huilée. De plus, les Corine Somaroo, Corine Marguerite et Davy Loreen entre autres étaient dans un état de grâce et tout ce qu’elles entreprenaient, faisaient mouche. La défaite est certes sévère mais cette jeune équipe, qui n’a que trois semaines d’existence, ne doit pas se décourager car pour leur première participation dans une finale, elles ont atteint une finale. L’entraîneur Jean-Marie Bhugeerathee n’a pas vraiment compris ce qui s’est passé dans ce match.  » Tous ce qu’on a travaillé à l’entraînement n’a pas pu être mis en pratique. De plus, encaissé 45 points dans un quart est juste impossible. Cependant il faut voir le côté positif. C’était notre premier tournoi avec une jeune équipe prometteuse et mes joueuses ont été un peu crispées par l’enjeu. On va apprendre de nos erreurs et faire tout notre possible pour bien figurer en championnat, » a-t-il déclaré.
Son homologue de Hoop, Rubin Batterie était tout sourire et il devait affirmer : « J’avais dit que le premier match n’était qu’un entraînement et aujourd’hui [ndlr hier] on a démontré un meilleur visage. Le collectif a très bien marché et le danger vient de partout dans l’équipe. Maintenant on a les yeux tournés vers le championnat et on va travailler deux fois plus pour pouvoir être fin prêt. » Ce dernier a aussi voulu lancer un vibrant appel au sponsor.  » L’équipe est à la recherche de sponsors pour la nouvelle saison et je lance un appel aux firmes qui sont intéressées à investir dans le basketball à prendre contact avec nous. De plus, il est primordial qu’on trouve un endroit adéquat pour s’entraîner car actuellement on peut le faire qu’une fois par semaine faute d’insfracstructures et avec le mauvais cela devient carrement impossible, » a-t-il ajouté.
La finale masculine a été beaucoup plus disputée. Les deux équipes de la Capitale, le Real de Port Louis et Roche Bois Warriors se sont vraiment livrées à un véritable mano à mano dans un match très physique avec des contacts à la limite de l’acceptable. Les Warriors ont lutté avec leurs armes mais en face la science du jeu et la discipline tactique du Real a fait la différence. Le club entraîné par Neva Vadiveloo a aussi dominé son adversaire dans la peinture grâce à ses intérieurs très robustes et longilignes. C’est certainement ceux qui a fait la différence pour le Real, score finale 63 à 50.  » On a raté notre entame de match. Rien n’a fonctionné et Roche Bois a pris le dessus sur nous. J’ai dû reajuster la défense pour jouer en zone et au fil du match on a retrouvé nos repères, les joueurs ont développé un basket beaucoup plus fluides et on a commencé à prendre nos distances par la suite, » s’est félicité Neva Vadiveloo.