Le projet visant à supprimer les barrières entravant l’efficacité énergétique et la conservation d’énergie dans les bâtiments, qui bénéficie de l’assistance du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) et de la Global Environment Facility (GEF), est arrivé à terme. Dans ce contexte, le ministère de l’Énergie et des Services publics organise le jeudi 7 mai à La Cannelle, au Domaine Les Pailles, un atelier de clôture pour faire le point sur le projet.
Cet atelier regroupera environ 80 participants venant de plusieurs ministères et du secteur privé qui ont participé au projet. L’objectif : offrir une plateforme aux parties concernées pour qu’elles puissent discuter des enjeux du projet, des enseignements, des bonnes pratiques et de la voie à suivre au-delà de cette démarche. L’atelier comprendra plusieurs présentations ainsi que des discussions sur les actions futures. Les thèmes qui seront abordés sont comme suit : les réalisations du projet, le rapport final et l’évaluation du projet, les campagnes de sensibilisation et les activités de l’Energy Efficiency Management Office (EEMO), le Grid Code du Small Scale Distributed Generation, la mise en oeuvre de la Building Control Act, et les activités prévues en 2015 dans le cadre de la mise en oeuvre du projet SIDS DOCK pour les Petits États Insulaires en Développement (PEID). Le projet SIDS DOCK a été lancé en décembre 2009 à Cancun, au Mexique, avec quatre partenaires : l’Alliance des Petits États Insulaires (AOSIS), le PNUD, la Banque mondiale et le gouvernement du Danemark. Regroupant 31 États, SIDS DOCK a pour mission d’assister les PEID à développer un secteur énergétique durable, tout en augmentant l’efficacité énergétique à travers l’exploitation d’énergie renouvelable.
L’objectif principal du projet visant à supprimer les barrières entravant l’efficacité énergétique et la conservation d’énergie dans les bâtiments, est d’accroître l’efficacité énergétique à travers la mise en application des codes sur l’efficacité énergétique pour les futurs bâtiments non résidentiels de plus de 500 m2 et des plans sur l’audit énergétique pour des grands bâtiments non résidentiels existants. Il s’insère dans la politique du gouvernement d’intégrer l’efficacité énergétique et l’usage de l’énergie renouvelable dans la conception des bâtiments en tenant compte des avantages en termes de coûts et de réduction d’émission de carbone. Depuis sa mise en oeuvre en 2008, le paysage énergétique a été transformé au niveau politique. Les parties concernées et les opérateurs sont maintenant sensibilisés aux mesures d’efficacité énergétique et leur importance. Le projet a aussi encouragé la mise en place d’un cadre de travail et un environnement propice pour des agences de développement telle que l’Agence Française de Développement (AFD).
Selon un cadre de l’EEMO, les retombées du projet ont dépassé ses objectifs initiaux, allant au-delà de l’efficience énergétique dans les bâtiments à travers des réalisations concrètes et durables au niveau de la politique. Les résultats concrets comprennent l’adoption de l’Energy Efficiency Act en 2011, la mise en place de l’EEMO sous le ministère de l’Énergie et des Services publics, l’inclusion du volet de la performance énergétique des bâtiments dans la nouvelle Building Control Act de 2012, le développement d’un plan volontaire pour l’étiquetage des appareils électroménagers qui deviendra obligatoire en 2015, la mise sur pied d’un Grid Code et un Feed-in Tariff, et la promotion de l’efficacité énergétique étendue en milieu industriel à travers le projet SIDS DOCK. De plus, Maurice a bénéficié d’un « development policy loan » de 50 millions d’euros et d’une subvention à hauteur de 520 000 euros pour renforcer la planification énergétique au ministère de l’Énergie et des Services publics.