Après le récent rapport très critique émis par l’Inspectorat sanitaire du ministère de la Santé sur l’état de trois marchés municipaux, le ministère des Administrations régionales a convoqué à une réunion hier les Chief Health Inspectors des neuf collectivités locales pour un tour d’horizon général des marchés et foires tombant sous leur responsabilité. Réunion bien appréciée au cours de laquelle les cadres concernés ont évoqué les contraintes financières et d’autres problèmes qui rendent la tâche du personnel de plus en plus difficile.
Après avoir donné un compte rendu des récentes mesures prises pour améliorer la qualité de l’environnement des marchés et des foires, les Chief Health Inspectors (CHI) ont déballé toutes leur doléances au Permanent Assistant Secretary du ministère des Administrations régionales. « Nous avons eu des discussions bien franches. Nous nous sommes rendu compte que les problèmes sont les mêmes partout », souligne un des participants à cette réunion d’hier.
Ces cadres des collectivités locales ne se sont pas plaints uniquement des contraintes budgétaires et du manque aigu du personnel qui les empêchent, disent-ils, d’offrir un service beaucoup plus efficace aux citadins. « Les infrastructures ont fait leur temps et ne sont pas capables de satisfaire les requêtes du public », fait remarquer l’un d’entre eux, qui cite à titre d’exemple le marché de Rose-Hill qui date des années 30.
Selon le même cadre, lorsque le consommateur quitte le supermarché pour entrer dans un bazar, il veut retrouver le même type d’environnement nickel. Et si par malheur, poursuit-il, cette personne glisse accidentellement sur une pelure de banane, il appelle immédiatement les médias pour s’en plaindre, en ne manquant pas d’accuser les officiers de la municipalité d’un quelconque manquement par rapport à la propreté. « Ce n’est pas possible ! Il nous faut des espaces beaucoup plus grands où les gens peuvent circuler sans se bousculer ainsi que des installations plus modernes. Nous avons dit cela ce matin (NdlR : hier) au PAS du Local Government », confie un participant à cette réunion.
Les CHI se sont aussi appesantis sur les actes de vandalisme dans ces lieux publics et sur les fréquents cas de vols. Il a aussi été question du comportement indiscipliné des utilisateurs des marchés et des foires. « Que ce soit parmi les commerçants ou les acheteurs, il y a un manque de respect aux règlements. Certains préfèrent jeter toute leur saleté à terre alors que les poubelles sont visibles. Nous sommes là pour veiller à la propreté des lieux mais il faut aussi faire l’éducation du public », soulignent ces inspecteurs des municipalités et des conseils de districts.
Après un tour d’horizon de la situation, les participants ont reconnu la nécessité d’améliorer l’environnement global des marchés et des foires. À la demande du représentant du ministère des Administrations régionales, les responsables des villes et des villages devront soumettre un relevé des travaux à entreprendre dans cette direction ainsi que leur coût. Cependant, le volet des produits frigorifiés dans la section boucherie / poisson / poulet des marchés – une préoccupation des consommateurs – aurait été très peu évoqué. Il y a quelques jours, le ministère de la Santé, en se prévalant de la Food Act 1998, a ordonné à la municipalité de Rose-Hill de retirer « all freezers ».