Les fils de dessinateurs ou scénaristes de bande dessinée suivent souvent les pas de leur père. En 2010, Nicolas Tabary a ainsi montré qu’il pouvait reprendre le personnage d’Iznogoud. Un exemple parmi d’autres personnages qui connaissent une nouvelle jeunesse, comme les Schtroumpfs, Rahan, ou le Scrameustache.
« Dans ma vie, j’ai eu une soeur aînée et un frère de papier, Iznogoud »,  confie Nicolas Tabary. La pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre. Tout prédestinait Nicolas à la bande dessinée : « Mes premiers dessins, je les faisais dans la marge de mes cahiers. À 10 ans, je voulais déjà faire le même métier que mon père. »  
En 1962, Jean Tabary et René Goscinny créent Iznogoud. « Celui qui voulait être calife à la place du calife »  est un personnage grincheux, méchant et plein de sarcasme. Le dessinateur, après un détour par la publicité, décide de se lancer dans les bulles et les vignettes en 2000 : « Il m’a fallu dix ans pour assimiler la pâte de mon père. Ce dessin vif, énergique. Puis il a été victime d’un accident vasculaire cérébral »,  explique Nicolas, qui décide alors de l’aider pour la sortie des Mille et Une Nuits du calife,  ultime collaboration père-fils avant que Jean Tabary ne décède, à l’été 2010. Le fils reprend les rênes et le nouvel opus, Iznogoud président , sort le 21 février 2012 (Imav, 11 €). « Si j’ai continué, c’est par admiration pour mon père,  confie-t-il, mais jamais je n’envisagerai de trahir son travail. Je veux être le plus fidèle possible à son dessin. »