Russie et Espagne en masculin, Pays-Bas et Portugal en féminin : telles sont les équipes ayant émergé à l’issue du tour principal de la Coupe du Monde -17 ans de beach handball. Même si ces quatre formations se trouvent en première ligne, il n’en demeure pas moins que les quarts de finale prévus aujourd’hui sur la plage de Villas Caroline à Flic-en-Flac s’annoncent âprement disputés. La course vers les derniers billets qualificatifs pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse sera un autre aspect dominant de ces deux derniers jours de compétition.
En masculin, l’Espagne a réalisé un parcours sans-faute jusqu’ici. Les champions d’Europe en exercice, au cours de leur dernière sortie dans la poule B hier après-midi, ont certes été poussés dans leurs derniers retranchements par des Italiens, médaillés de bronze lors du tournoi qualificatif européen. Cette rencontre spectaculaire à souhait, avec des acteurs faisant montre d’efficacité et de vitesse d’exécution, aura tenue en haleine les spectateurs massés dans les gradins.
Si l’Espagne semblait avoir pris le large (9-4) après trois minutes de jeu, l’Italie est revenue graduellement à la charge pour égaliser à 23-23 à 49 secondes de la fin. Les Italiens prenaient même les devants à six secondes du terme et l’entraîneur espagnol demandait alors un temps mort. Par la suite, un but réalisé à la toute dernière seconde offrait aux Ibériques le gain de cette première manche. Les Italiens s’accrochaient de nouveau lors de la seconde manche, mais laissaient filer leurs adversaires à 24-21 à deux minutes de la fin. Ils s’inclinaient finalement de peu (29-30)
En quarts de finale, l’Espagne trouvera sur sa route Taïwan, qui a finalement pu chiper la dernière place qualificative de la poule A au Pakistan. De son côté, l’Italie croisera le fer avec le Venezuela, qui s’est offert une promenade de santé face à Maurice. Cette sélection mauricienne a rapidement lâché prise, en étant menée 2-14 après six minutes de jeu. Elle aura des réactions beaucoup trop timides pour espérer renverser la tendance. « J’ai vu une équipe en baisse aujourd’hui. Elle a manqué trop d’occasions », concédait d’ailleurs son entraîneur, Ludovic Carré. Les deux autres quarts de finale mettront aux prises la Thaïlande (championne d’Asie) à l’Argentine (championne d’Amérique du Sud), et la Russie au Portugal. Mal en point lors de ce tour principal, les Portugais ont pu sauver la mise lors du débat crucial face au Paraguay.
En féminin, les rencontres comptant pour la première place des deux poules ont favorisé les desseins des Pays-Bas et du Portugal. Le premier nommé a livré une bataille épique face à la Hongrie et n’a fait la différence que lors du shoot-out sur le score étriqué de 6-5. De leur côté, les Portugaises ont pris la mesure d’une courageuse équipe chinoise en deux manches fort disputées (26-22 et 26-23).
En quarts de finale, les Pays-Bas seront à l’épreuve de la Thaïlande, tandis que le Portugal défiera Taïwan, qui a obtenu le dernier ticket qualificatif aux dépens d’une formation de Croatie de qui on s’attendait sans doute à mieux. Au cours des deux autres quarts de finale, on suivra avec attention la prestation de l’Argentine, seule rescapée au niveau panaméricain. Une équipe qui devra rester sur ses gardes face à une équipe chinoise capable de performances notables. Quant à la Hongrie, qui a fait forte impression jusqu’ici, elle sera en action face à l’Espagne, qui a alterné le bon et le moins bon.
Pour ce qui est de la poule consolante, elle aura été marquée par une nouvelle défaite de Maurice. Pourtant, les espoirs les plus fous avaient surgi lors du duel face à l’Australie, avec une avance d’un point (9-8) après six minutes de jeu. Mais voilà, trop d’imprécision et de manque d’efficacité devaient jouer contre cette formation qui concédait cinq points de retard à la fin de la première manche et qui passait à côté du sujet lors de la deuxième.
L’entraîneur Sanjay Dabydin était conscient que le coup était jouable face à des Australiennes qui remportaient enfin leur premier succès. « Malgré toutes les péripéties, le moral de l’équipe a pu être maintenu. Malheureusement, le physique n’a pas suivi, surtout face à des adversaires de plus grand gabarit. »