À ce matin, la participation de la sélection féminine de Maurice à cette première édition de la Coupe du Monde -17 ans de beach handball était toujours incertaine. Le fait brutal demeure que les neuf Rodriguaises qui forment l’ossature de cette sélection ne sont toujours pas arrivées à Maurice et aucune réservation n’aurait été effectuée sur les vols en provenance de Pointe Corail aujourd’hui. Pour rappel, cette compétition qualificative pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse prendra son envol demain matin à partir de 9h30 sur la plage de l’hôtel Villas Caroline à Flic-en-Flac.
« Je suis exaspéré. Je comprends la frustration et l’anxiété des parents de ces joueuses », s’est exclamé Sanjay Dabydin, un des responsables de cette sélection. Même si ces joueuses débarquent demain, elles devront effectuer une véritable course contre la montre du fait que leur première rencontre est prévue à 10h20 face à la Thaïlande. Qui plus est, elles n’auront enregistré aucune séance d’entraînement en compagnie de leurs coéquipières mauriciennes, à savoir Michèle Espiègle et Penelope Chung Chung. Il est à noter que Maurice figure dans la poule C, avec comme autres éventuels adversaires la Chine et le Venezuela.
Ce problème survient donc à un moment où l’organisation de cette compétition a été finalement confirmée samedi, alors qu’une catastrophe paraissait à un certain moment imminent. Surtout avec un énorme trou financier de plus de Rs 10 millions. Au niveau du comité organisateur, la situation n’était toujours pas au beau fixe avec l’indisponibilité de Jimmy Anthony, directeur du projet, admis en clinique en cours de semaine dernière, et la mise à l’écart de Daniel Gérard, président de l’Association mauricienne de handball. Les virulentes critiques de ce dernier à l’égard des autorités concernées lors d’un point de presse n’auraient pas été appréciées en haut lieu.
Conséquemment, le rôle de président du comité organisateur était confié à Ludovic Carré. Ce dernier était ainsi convié à une réunion vendredi au ministère de la Jeunesse et des Sports en présence du ministre de tutelle, Stephan Toussaint, de ses principaux lieutenants, du président du Club Maurice, Giandev Moteea, de celui du Comité organisateur des Jeux des îles, Jean-Pierre Sauzier, et du dirigeant du Curepipe Starlight, Benoît Souchon. L’information principale qui découlait de cette réunion demeurait que le MJS n’était pas disposé à investir une telle somme en raison principalement de la préparation des prochains Jeux des îles. Toutefois, elle consentait à consentir au niveau du transport pour le transfert des délégations de l’aéroport à leurs hôtels respectifs.
Au bout du compte, une réunion avec les délégués de la Fédération internationale de handball (FIH), présents à Maurice depuis jeudi, devait permettre de décanter une situation qui paraissait alors désespérée. « La FIH a accepté de travailler avec le strict minimum. Le coût du projet a ainsi pu être diminué », nous a fait comprendre Ludovic Carré. À hier après-midi, la dernière main était mise aux gradins érigés par Impact Productions, alors qu’il était question d’installer des barrières de sécurité et une salle de presse. Quant aux délégations étrangères, elles logent dans les établissements hôteliers de la région ouest.
Même si l’organisation de cette compétition mondiale n’a tenu qu’à un fil, il n’empêche que les différentes forces en présence compenseront ces nombreuses lacunes enregistrées ces derniers mois de par leur volonté d’obtenir leurs visas pour le rendez-vous des JO de la Jeunesse en Argentine l’année prochaine.