Sauf imprévu, les Championnats du monde de handball pour les moins de 17 ans se tiendront sur la plage de Flic-en-Flac (en face de l’hôtel Villa Caroline) du 11 au 16 juillet. Une étape importante a été franchie le 17 mai dernier avec le tirage au sort des différentes poules de la compétition homme et dame. Un événement qui s’est déroulé au Beach Shack, non loin de la plage publique de Flic-en-Flac, en présence de deux représentants de la Fédération internationale de Handball, nommément Gampiero Masi et Hristo Boskosky, de même que tous les membres du comité organisateur, dont le président est Jimmy Anthony.
Les deux sélections mauriciennes font face à des fortunes diverses après ce tirage au sort. Mais il y a quand même une chance à jouer, notamment du fait que l’épreuve mauricienne sera qualificative pour les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ), qui se tiendront à Buenos Aires, Argentine en 2018. Au total 32 équipes sont engagées dans cette compétition avec comme règle d’or pour le tirage au sort étant qu’aucun des quatre groupes ne comprend trois équipes du même continent. À noter que Maurice a pu choisir son groupe.
Féminin : loin d’être gagné
Chez les hommes, l’équipe de Maurice se retrouve dans un groupe assez particulier avec notamment un super favori qu’est le Brésil, champion du monde en titre dans cette catégorie, et deux formations très prenables que sont Chinese Taipei et le Pakistan. Ces deux formations seront, en fait, les grandes découvertes de cette compétition. Ce qui réjouit particulièrement l’entraîneur de l’équipe masculine, Ludovic Carré. Ce dernier ne voit pas son équipe en finale de cette Coupe du Monde, mais pense que Maurice peut jouer crânement sa chance pour une qualification pour les JOJ.
« Le Groupe A n’est pas le plus facile, mais il est le plus prenable. Dans cette joute il y a une qualification pour les Jeux olympiques de la Jeunesse qui peut se dégager si on termine parmi les quatre premières équipes », a expliqué l’entraîneur à Week-End. Ludovic Carré reconnaît cependant que son équipe n’est pas encore prête pour cette compétition ni a-t-il encore d’ossature. « Mais j’ai en face de moi des jeunes très motivés et solidaires. Ils s’entraînent ensemble des années déjà et je pense pouvoir tirer le meilleur en eux au jour J », avance encore notre interlocuteur.
Par contre, chez les filles, la situation est presque alarmante. Dans le groupe C avec la Chine, la Thaïlande et le Venezuela, l’équipe de Maurice feminin est loin d’avoir gagné la partie d’avance. D’autant que selon les aveux de l’entraîneur Sunil Dabydin, la présélection n’a pas encore été faite. « Nous y travaillons encore. Après une première séance de détection à Rodrigues, nous avons trouvé des éléments qui peuvent rejoindre la présélection. Mais nous travaillons dur afin de rattraper le temps », soutient l’entraîneur.
32 équipes en compétition
Cette édition de Beach Handball U17 réunira 32 équipes composées de 16 équipes masculines et féminines venant de tous les continents : Afrique, Asie, Europe, Amérique du Sud et Océanie. En tant que pays hôte, les sélections mauriciennes sont qualifiées d’office. Les équipes masculines en lice pour ce mondial sont l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Russie, la Thaïlande, Taiwan, le Pakistan, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, le Venezuela, l’Afrique du Sud, les Samoa américaines, le Togo et l’Australie. Du côté féminin, les équipes des pays qui s’affronteront sur le sol mauricien sont le Pays-Bas, l’Espagne, le Portugal, la Croatie, la Hongrie, Taiwan, la Chine, la Thaïlande, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, le Venezuela, l’Afrique du Sud, l’Australie, Nouvelle Zélande et le Togo.
Pour sa part, le président du comité organisateur souhaite un peu plus de soutien de la part des institutions dans l’organisation de ces Championnats du Monde U17. « Nous sommes très fiers d’accueillir ce Championnat mondial de beach handball à Maurice. C’est la première fois qu’un mondial est organisé dans l’hémisphère sud et un tel événement constitue une première mondiale qui permettra à Maurice de bénéficier d’une grande visibilité locale, régionale et internationale. Le sport est un moyen de fédérer et ce championnat sera une belle occasion de rassembler et de faire vibrer les participants et les jeunes Mauriciens qui viendront nombreux assister aux matchs. C’est pourquoi nous travaillons d’arrache-pied pour que le tournoi se tienne dans les meilleures conditions possibles et qu’il soit à la hauteur des attentes de notre pays », ajoute Jimmy Anthony.
Ce dernier déplore dans la foulée le peu de considération obtenue du ministère de la Jeunesse et des Sports et celui du Tourisme, qui n’a même pas répondu à l’invitation lancée pour assister au tirage au sort.