Les beach-volleyeurs ne chôment pas ces jours-ci. Après qu’une quarantaine de Mauriciens et Rodriguais eurent bénéficié d’un week-end de perfectionnement à Flic-en-Flac, un peu plus de 20 adeptes de ce sport de plage suivent depuis hier un grassroot course sous la supervision de l’Autrichien Johann Huber, instructeur de la FIVB, fondateur, président et entraîneur de l’équipe autrichienne VBK Kelag Lake Worth Lions depuis 1981.
Âgé de 56 ans, Johann Huber vit sa passion à fond. À la tête de VBK Kelag Lake Worth Lions qui regroupe une quarantaine de joueurs — de 7 ans à 72 ans, ces derniers jouant pour le plaisir —, ce club s’est distingué plusieurs fois dans les University Games en salle. Johann Huber avait mené son équipe jusqu’en quart de finale lors de la Coupe d’Europe de volley-ball en 1989 en salle. Par la suite, il s’est adonné au beach-volley. En 2006, le KLWL VBK a remporté la finale de la compétition de beach-volley en Italie.
Instructeur et expert en beach-volley, il reste aujourd’hui une référence dans le circuit. « J’anime deux à trois stages annuellement et dans différents pays. Cela peut concerner les joueurs comme les entraîneurs, à la demande ». Son dernier stage l’a conduit à Kaboul, Afghanistan, en avril 2013. Des cours pour 32 participants qui s’inséraient dans le cadre du Programme de Coopération pour le Volleyball (PCV) de la FIVB.
« Maurice possède de belles plages et des joueurs talentueux. Ils doivent cependant améliorer leur style de jeu. J’enseigne des techniques spécifiques en beach-volley, jouer contre le vent, par exemple. Puis, il y a l’aspect tactique aussi », avance encore Johann Huber.
Kelly Debleds et Gaël Bauda assistent, eux, à leur dernier jour de stage aujourd’hui avant de s’envoler pour le Ghana où ils disputeront la phase qualificative régionale en vue des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Nankin (Chine) du 16 au 28 août.
« J’ai beaucoup appris de l’instructeur, des règles de beach-volley en particulier », souligne Kelly Desbleds. Gaël Bauda soutient que ce stage est une bonne préparation pour le tournoi au Ghana. « J’ai bien aimé le stage. J’ai pu améliorer la réception et je me suis bien préparé physiquement et mentalement ».
Le président de l’Association mauricienne de volley-ball, Bharun Teeroovengadum, trouve quand même « dommage que certains joueurs ne puissent assister à ce cours en raison d’obligations professionnelles. Mais, déjà, le nombre de participants enregistrés rejoint nos attentes ».