Les quatre beach-volleyeuses Élodie Li Yuk Lo, Natacha Rigobert, Heidy Bauda et Prisca Seerunghen sont rentrées hier soir du Rwanda, où elles disputaient la dernière manche qualificative pour les JO. Un petit comité d’accueil, composé de parents, amis et quelques membres de l’Association mauricienne de beach-volley (AMVB), s’était réuni pour accueillir les héroïnes de Kigali.
Les quatre filles ne réalisent pas encore l’exploit. « Du moins, pas avant d’être passées par la porte et avoir vu ça », souligne Natacha Rigobert, tout sourire. Et « ça », comme elle l’a appelé, ce sont la cinquantaine de personnes qui avaient fait le déplacement pour venir les soutenir.
Plus loin, Élodie Li Yuk est comme sa comparse, tout en sourire. Elle aussi peine à réaliser qu’elles viennent de se qualifier pour les JO de Londres. « Vous savez, on voulait vraiment le faire. Pourtant, la compétition n’était pas facile. Il a fallu gérer plein de choses, mais on y est parvenues. »
On retrouve plus loin Heidy Bauda et Prisca Seerunghen, des maillons tout aussi importantes de cette chaîne. Là encore, c’est avec le sentiment du devoir accompli qu’elles ont franchi la porte. « On est sur un petit nuage quand on voit les amis et la famille réunis », avance Heidy Bauda.
Prisca Seerunghen pense la même chose. « On a ramené la qualification : on est donc très contentes, c’est sûr. Mais je dois dire que nous avons pu nous surpasser pour en arriver là », explique la volleyeuse.
Mais surtout, la victoire et la qualification sont le fruit d’un travail collectif, comme le fait ressortir Natacha Rigobert. « C’est à la fois une victoire personnelle et collective. Personelle parce que c’est un rêve qui se réalise, collective parce qu’il y a eu toute une équipe. »
Et la joie est encore plus présente puisque les filles viennent d’offrir à Maurice, pour la première fois de son histoire, une qualification olympique dans un sport collectif. « Le premier objectif a été atteint. »
Le ticket pour Londres a été validé, quelle sera donc la prochaine étape ? « Chaque chose en son temps. Mais définitivement, nous voulons faire un résultat à Londres. Il y a eu des matches difficiles, mais on l’a fait », soutient encore Élodie Li Yuk Lo. Et maintenant, la pression est retombée. Surtout que les vacances se profilent à l’horizon. « On va se reposer un peu », lance Natacha Rigobert.
Avec du recul, les quatre filles mesurent le chemin parcouru. « C’était dur parfois. Mais on a tenu bon », avance Heidy Bauda. Natacha Rigobert, elle, pense au moment présent. « C’est énorme pour une si petite nation. »
Les remerciements aussi fusent. Tout d’abord, au ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo. « Il nous a été d’un soutien inconditionnel. Mais il y a aussi le Comité olympique mauricien qui, à travers son président Philippe Hao Thyn Voon, nous a aidées », fait ressortir Natacha Rigobert. Prisca Seerunghen, pour sa part, remercie l’Association mauricienne de volley-ball AMVB et le MJS.
Après les vacances, il faudra reprendre le chemin de l’entraînement en attendant de se retrouver dans l’avion pour Londres.