Une défaite et toutes les illusions qui s’envolent. Maurice ne sera pas présente aux Jeux Olympiques de Londres au niveau du beach volley masculin. La défaite pour la moins inattendue face au Congo-Brazzaville hier sur le terrain de Villas Caroline à Flic-en-Flac lors de ce dernier tournoi qualificatif continental a brisé les rêves des paires Nicolas Laurette-Stéphane Moonisamy et Éric Louise-Gino Sophie dès les quarts de finale.
Désormais, Maurice tentera d’éviter la sixième et dernière place. Lors du match de classement ce matin, les représentants locaux affronteront l’Égypte, qui s’est de son côté inclinée face à l’Angola. La journée d’aujourd’hui sera également marquée par les demi-finales qui mettront aux prises l’Afrique du Sud au Congo-Brazzaville et l’Angola au Nigeria. Le lauréat pour le rendez-vous londonien sera connu demain après-midi, alors que les paires terminant aux 2e et 3e places seront qualifiées pour la Coupe du Monde prévue en Italie.
Reste que les paires mauriciennes peuvent nourrir beaucoup de regrets. Face à une équipe du Congo-Brazzaville qu’elle avait largement dominée lors de la précédente phase qualificative (4-0) et qui avait abordé cette compétition sans réelle ambition, Maurice a laissé filer sa chance lors du golden match. Les deux forces en présence avaient alors chacune aligné deux succès. Nicolas Laurette et Stéphane Moonisamy, considérés comme les meilleurs atouts, avaient pris un départ idéal (5-2), avant que Ben Nagavoua et Mathurin Mendembo ne reviennent à la charge (6-7) pour ensuite égaliser à 11-11. La paire mauricienne ne pourra par la suite concrétiser six balles de match, et à 20-20, les Congolais réalisaient les deux points décisifs.
Un succès accueilli dans l’euphorie par le camp des visiteurs. « Notre joie est indescriptible. Nous sommes vraiment fiers de ce résultat et c’est la première fois que nous atteignons les demi-finales d’une compétition d’une telle envergure », se réjouissait Ben Nagavoua. D’ailleurs, les Congolais ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. « Certes, l’Afrique du Sud possède un palmarès intéressant, mais nous promettons d’autres surprises », souligne Nagavoua.
Du côté mauricien, on essaie de relativiser ce revers face à un adversaire qui s’annonçait sur le papier à la portée. « Nous ne sommes pas réellement déçus. Nous avons fait de notre mieux, mais la fatigue a pesé sur la fin », analysait Stéphane Moonisamy. « Nous n’avons pas démérité et nous avons vécu une expérience enrichissante », soutenait de son côté Gino Sophie.
Toujours est-il que la paire Nicolas Laurette-Stéphane Moonisamy a toujours su remettre ses couleurs en selle alors que le score était en faveur des Congolais. C’est ainsi qu’elle disposait de celle composée d’Ivan Ngotini-Ambiero Marius Trésor en deux sets, après un début de match délicat, et puis de celle comprenant Ben Nagavoua-Mathurin Mendembo, après avoir concédé la première manche. De son côté, la paire Gino Sophie-Éric Louise concédait ses deux sorties au golden set. Par la suite, le golden match devait s’avérer fatal.
Au cours de l’autre quart de finale, l’Égypte avait connu un départ prometteur en remportant la première rencontre et le premier set du deuxième match. Toutefois, les Angolais devaient retrouver leurs automatismes pour faire pencher la balance en leur faveur.
La demi-finale face au Nigeria s’annonce de très bonne facture, comme le souligne Morais Abreu. « Nous n’avions battu le Nigeria que lors du golden match l’année dernière. Depuis, les Nigérians se sont entraînés à Cuba et il faudra donc nous engager avec beaucoup de détermination. »