Le groupe Beachcomber maintient le cap sur le plan des profits opérationnels avec une progression de 17 % pour le deuxième trimestre de l’exercice financier se terminant au 31 mars dernier. Le bilan a été avalisé par le conseil d’administration du groupe lors de la réunion d’hier. D’autre part, l’EBITDA (Earnings Before Interest, Tax, Depreciation and Amortization) a également progressé de 15 %. Par contre, les profits après impôts ont été négativement impactés par des revenus financiers moindres, de même qu’une charge d’impôts plus élevée.
Ainsi, Beachcomber a maintenu l’amélioration de ses performances opérationnelles au cours du deuxième trimestre, tout comme ce fut le cas au premier trimestre de son année financière au 30 septembre 2016. Le nombre de clients séjournant dans les hôtels Beachcomber à Maurice a augmenté de 16,5 % durant ce deuxième trimestre, supérieur à la croissance nationale, qui a augmenté 12,5 % pour cette période. Les recettes des opérations hôtelières du groupe – incluant Marrakech et les Seychelles – ont augmenté par 14 % grâce à une augmentation dans le taux d’occupation, de 69 % à 79 %, et un Guest Night Spending (GNS) en hausse de 2 %. Les efforts fournis conjointement par les différents stakeholders du secteur du tourisme ont créé une dynamique qui se révèle très efficace et bénéfique à l’industrie et à l’économie mauricienne.
Après la comptabilisation des opérations non-hôtelières, le groupe a enregistré une hausse de 17 % dans ses profits opérationnels et une hausse de15 % de l’EBITDA.
La tendance enregistrée pour le troisième trimestre présente également des signes positifs. Les réservations enregistrées à ce jour pour la période allant d’avril à septembre 2016 sont sensiblement plus élevées que celles de l’année dernière. Le groupe s’attend à ce que la croissance dans la performance opérationnelle se poursuive durant le reste de l’année financière.
Par ailleurs, les résultats de l’an dernier ont bénéficié de gains considérablement plus élevés sur les transactions de devises en raison de la volatilité de la roupie mauricienne. La provision pour charges d’impôts différés sur les opérations mauriciennes a été compensée l’an dernier par un crédit d’impôt différé au Maroc. Cette année, aucun crédit d’impôt différé n’a été reconnu au Maroc.
Les opérations à Marrakech sont restées difficiles, avec l’hôtel réalisant des taux d’occupation en dessous des prévisions et le rythme de vente de villas subissant un important ralentissement.
Une réclamation d’assurance a été soumise à l’assureur du groupe par rapport à la fraude de Rs 115 millions rapportée récemment. Par mesure de prudence, une provision a été faite dans les comptes pour de potentielles pertes découlant de cette fraude, malgré que le conseil d’administration est confiant que le groupe sera adéquatement indemnisé.
Le rapport financier indique : « An insurance claim has been submitted to the Group’s insurer in relation to Rs 115 M fraud recently reported. As a matter of prudence, a provision for a prudential loss arising from this fraud has been made in the accounts although the Board is confident that the Group will be adequately compensated. »
La mise en place du Beachcomber Hospitality Fund est entrée dans sa phase finale. Cette initiative devrait aider à réduire de manière significative l’endettement de Beachcomber et également aider le groupe à réaliser ses plans d’expansion. L’exercice de rebranding progresse de manière satisfaisante. Celui-ci contribue à créer un nouvel élan dans le groupe et à mobiliser les 5 000 employés derrière la marque Beachcomber.