Mauriciennes et Seychelloises se retrouveront ce dimanche à Flic en Flac

Ce seront uniquement les paires mauriciennes et seychelloises qui en découdront dans le cadre de la compétition sub-zonale de volley-ball en vue de la qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo l’année prochaine. Sur la plage de Flic en Flac demain à partir de 13 h, le droit à l’erreur ne sera pas permis afin d’atteindre le deuxième tour prévu au début de 2020. Sur papier et au vu des confrontations lors des derniers Jeux des îles, Maurice devrait émerger tant en masculin que féminin. Toutefois, les paires de l’archipel tenteront de jouer leur va-tout.

Aux commandes des sélections mauriciennes, se trouvent donc Eric Louise et Heidy Durhône. Le premier nommé, toujours en rééducation, suite à sa blessure subie lors des derniers JIOI, a fait confiance aux paires Gilbert Alfred-Kevin Larose et Stéphane Moonisamy-Evans Sauteur. Kevin Larose, transcendant lors de la compétition en salle au cours des Jeux des îles, prend ainsi le relais à Akash Doobraz, actuellement absent du pays, tandis qu’Evans Sauteur, auparavant associé à Eric Louise, trouve en Stephane Moonisamy, capitaine de la sélection en salle, un nouveau partenaire. «Ce sont tous des joueurs d’expérience, notamment Kevin Larose qui possède un gros potentiel physique. Les quatre joueurs sont confiants et très concentrés sur leur objectif», se plaît à dire le nouvel entraîneur qui aborde sa mission «comme un nouveau challenge».

En vue de cette compétition, la préparation a été entamée voilà deux semaines. Séances de musculation, de cardio et sur le sable ont ainsi rythmé les séances d’entraînement tenues cinq jours par semaine. Mëme si une certaine confiance règne au sein du groupe fort de joueurs expérimentés, il n’en demeure pas moins que la prudence demeure de mise afin d’éviter toute désillusion. «Sur papier, les Seychellois paraissent prenables. Toutefois, nous ne sous-estimons personne et nous aborderons cette compétition avec tout le sérieux voulu», fait ressortir Eric Louise.

Du côté féminin, Heidy Durhône s’est également investie à fond dans son nouveau rôle. «Ce n’est pas le même monde, car il faut tout préparer à l’avance et penser à la mise en place. Il existe une certaine appréhension, mais fort heureusement, les joueuses sont à l’écoute, surtout que nous bénéficions des conseils du DTN, Zoran Kovacic», souligne-t-elle. Au sein de son groupe, se trouvent donc des joueuses possèdant le gabarit international et un certain métier, à l’instar de Nathalie Létendrie-Laurette et Maita Bassy qui ont participé aux championnats du monde en Allemagne cette année. «C’est vrai que nous aborderons cette compétition avec un moral de vainqueur et que les joueuses seront à l’écoute et sauront se battre», affirme Heidy Durhône.

Reste que le danger pourrait venir de la paire Angélique Adeline-Hilary Nourrice. Soit deux joueuses ayant remporté la médaille d’or en salle aux JIOI et qui s’étaient retrouvées sur la troisième marche du podium lors des championnats du Commonwealth. «Ce sera une paire à ne pas prendre à la légère. Nous tenterons de prendre notre revanche face à elle, et je suis d’ailleurs confiante que les paires mauriciennes sauront faire la différence» fait ressortir Heidy Durhône.