Au-delà de la cinglante défaite par 18/0 infligée par l’alliance de l’opposition MMM/MSM à celle du gouvernement PTr/PMSD, les résultats des élections municipales de dimanche dernier à Beau-Bassin/Rose-Hill viennent établir que ce sont particulièrement les bleus qui sortent groggy de ce scrutin. Encore plus parlant, peut-être, que la défaite personnelle de Xavier Duval à Quatre-Bornes, ville qui a basculé dans le camp de l’opposition MMM/MSM, la déconfiture personnelle du PMSD aux villes-soeurs ne doit aucunement être minimisée.
Des cinq villes du pays, c’est aux villes-soeurs, en effet, que les bleus ont présenté le plus de candidats — sept, au total. Tous ont, lamentablement, mordu la poussière. Au même titre, d’ailleurs, que les huit autres candidats PTr. Au final, dans cette ville, le MMM/MSM remporte 61% des suffrages exprimés contre moins de 35% au PTr/PMSD.
Durant les sept années d’administration de cette ville par l’alliance gouvernementale PTr/PMSD de 2005 à ce jour, des élus PMSD ou apparentés bleus ont dirigé la municipalité en tant que maire pendant six ans. Ce sont respectivement Varen Andee (deux mairats d’une année), Mirella Chauvin (un mairat), Daniel Emilien (un mairat) et Norbert Froget (un mairat prolongé de deux ans).
Jusqu’aux élections municipales de 1977, quand l’administration des villes-soeurs passa pour la première fois sous administration MMM, Beau-Bassin/Rose-Hill a toujours été dirigé par le PMSD avec, entre autres maires de l’époque, les Henri Ythier, Maurice Babet, Da Patten et autres Raymond Rivet. Toutefois, depuis le première entrée en force des mauves à l’hôtel de ville de Rose-Hill, les bleus ont quand même continué à y assurer une certaine présence au niveau municipal.
L’on se souvient encore des conseillers PMSD Gaëtan Raynal, Robert Rey et autres qui, durant le mandat 1977/79, menèrent la vie dure à l’administration MMM dirigée, à l’époque, par Jean-Claude de L’Estrac. Même pour les municipales de décembre 1982 qui se tenaient dans la foulée de la première vague des 60/0, les bleus, se présentant seuls et sans alliance, arrivaient à placer trois candidats sur six dans l’arrondissement No. 3 d’alors qui englobait les régions de Beau-Bassin centre et de Barkly.
A une partielle municipale toujours dans le même arrondissement dans la mouvance de la cassure MMM/PSM de mars 1983, le candidat PMSD, Hervé Duval, l’emportait sur celui du MMM, Gérard Ahnee. Encore plus récemment, le dimanche 1er août 1993, lors de trois partielles simultanées à Beau-Bassin/Rose-Hill dans les arrondissements Numéro 1 (Stanley/Trèfles), Numéro 2 (Rose-Hill centre/Plaisance) et Numéro 3 (Beau-Bassin centre/Barkly), le PMSD, se présentant seul avec un timide soutien du PTr, Hervé Duval l’emporta dans tous les trois wards sur les candidats MMM, alors en alliance au gouvernement avec le MSM.