Un incendie a éclaté jeudi après-midi dans un stock de 3000 litres de substance chimique qui se trouvait dans la cour d’un entrepôt à Deep-River Beau Champ. Cette substance chimique, du Sodium Hydrosulphite, appartient à la sucrerie de Constance La Gaieté et servait à blanchir le sucre. La police de Rivière-Sèche a ouvert une enquête au sujet de cet incendie peu ordinaire.
Selon les informations disponibles de source policière, l’incendie a éclaté parmi 15 barriques contenant chacune 200 litres de « Sodium Hydrosulphite ». Cette substance, à en croire la police de Rivière-Sèche est « interdite ». Fort heureusement, les pompiers de Flacq sont intervenus avec promptitude et ont pu circonscrire l’incendie, en utilisant du « rocksand » sec et de l’huile lourde comme préconisé par un Technical Officer du ministère de l’Environnement.
Que faisait cette substance « interdite » entreposée dans la cour d’un entrepôt? Au ministère de l’Environnement, on souligne qu’il n’y a « aucun problème » si cette substance chimique décrite comme « interdite » est stockée dans une cour. Les officiers du ministère de l’Environnement estiment que ces produits chimiques « interdits et expirés » ne représentent aucun danger à la santé publique pour la simple raison que le village le plus proche, à savoir Ernest Florent, se situe à plus d’un kilomètre. Etrange…
Selon nos recoupements, l’incendie aurait pu être provoquée par un effet combiné de ce produit chimique à l’humidité et à la chaleur. La police de Rivière-Sèche, de même que les pompiers, devront enquêteur en profondeur sur les causes de cet incendie.
Invité à commenter sur cette affaire, l’administrateur de Constance La Gaieté, Pierre de Chasteigner Du Mée a déclaré à Week-End que ces produits chimiques ne sont pas interdits mais ne sont plus utilisés pour la bonne et simple raison qu’ils sont difficiles à manipuler. Il fait ressortir également qu’il ne s’agit pas d’un incendie mais d’un « petit feu » ayant eu lieu « durant le transfert de Constance Milling à Deep River Beau Champ Milling », les deux usines ayant fusionné au milieu des années 90. M. Du Mée nous a par la suite dirigé vers le directeur général de Deep River Beau Champ, Christian Marot. Ce dernier n’était cependant pas joignable pour un commentaire.
Qui a raison? Qui a tort? La question reste, au demeurant, sans réponse. La police n’a reçu aucune doléance relativement au produit chimique brûlé jusqu’à présent…