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Le constable Gokhool de l’Emergency Response Service (ERS) de Rivière-Noire a dû faire usage de son arme à feu en tirant un coup en l’air pour éviter de se faire agresser par deux membres de la Special Mobile Force (SMF). L’incident s’est produit dimanche matin près d’un réservoir à Beaux-Songes. La police avait reçu des renseignements à l’effet qu’une bagarre avait éclaté dans la localité entre des personnes se trouvant dans une voiture. Le constable Gokhool et Patel sont alors partis sur les lieux et bien qu’ignorant l’origine de la rixe, ils ont tenté de séparer les protagonistes. C’est alors que trois individus – dont les officiers Rajah et Ramiah de la SMF – s’en sont pris à leurs collègues en les insultant et en les bousculant violemment.

Entre-temps, deux individus soupçonnés de faire partie de la bande avec les officiers Rajah et Ramiah, munis de sabres, se sont dirigés vers le constable Gokhool pour l’agresser. Ce dernier a pu éviter l’attaque en faisant usage de son revolver. Ce qui n’a pas été du goût d’un groupe d’habitants, qui s’est regroupé dans la rue pour manifester leur colère. Les policiers ont sollicité du renfort auprès du quartier général de la Western Division. La police antiémeute est ensuite descendue sur les lieux. Ils ont maintenu leur présence jusqu’à dans l’après-midi.

Les constables Gokhool et Patel se sont rendus à l’hôpital pour des soins tandis que les officiers Rajah et Ramiah, qui n’étaient pas de service, ont été conduits au poste de police de Bambous. Un troisième suspect, un dénommé Patrick, âgé d’une quarantaine d’années, a également été appréhendé hier.

Ce matin, les différents protagonistes n’avaient pas encore consigné leur version des faits. L’origine de la bagarre reste également à être déterminée. Les officiers Rajah et Ramiah, eux, ont été placés en détention préventive. Dépendant de leurs versions des faits, qui seront consignées pendant la journée, une décision sera prise quant à leur possible inculpation. Quant au constable Gokhool, il devra, lui, expliquer les raisons l’ayant poussé à tirer un coup de feu.