Des lotissements de terrains totalisant une superficie de 27,8 arpents situés à La Gaulette ont été répartis entre 236 ex-employés de la Compagnie Sucrière de Bel Ombre (CSBO), à l’issue d’un exercice de tirage au sort, effectué au Campement de Chasse, à Case-Noyale, hier après-midi. Cela dans le cadre du deuxième programme de retraite volontaire (VRS 2).
Lors de son intervention, le ministre de l’Agro-industrie Satish Faugoo a demandé aux bénéficiaires de ces terrains d’une superficie de sept perches chacun de ne pas les vendre, d’y construire leurs maisons ou de les cultiver. Selon lui, plus de 10 % des bénéficiaires de VRS 1 et 2 ont, à ce jour, vendu leurs terrains. « Vendre son terrain semble être l’option la plus facile pour obtenir de l’argent, mais l’argent est vite dépensé », a-t-il déclaré. S’agissant des bénéficiaires de CSBO, le ministre s’est dit attristé que certains d’entre eux soient déjà décédés. Aux autres, il a demandé de continuer à travailler car la vie ne s’arrête pas à 45 ans. « Un homme est toujours actif jusqu’à l’âge de 70 ans et la femme jusqu’à 77 ans », a-t-il fait ressortir.
Satish Faugoo a insisté sur le fait que l’industrie sucrière est liée avec l’histoire de Maurice, tout en faisant remarquer que l’économie et le social viennent s’y greffer. Il a énuméré les différentes raisons qui ont poussé le gouvernement à réformer l’industrie sucrière : baisse de 36 % du prix de sucre sur le marché européen et démantèlement du Protocole Sucre. « La nouvelle industrie cannière est une vitrine, un modèle dont d’autres pays s’inspirent », a-t-il souligné.
Pour sa part, le CEO de la CSBO, Richard Koenig, a rappelé que lors de n’importe quel exercice de tirage au sort, il y a des gagnants et des perdants « mais ici tout le monde est gagnant. » « Vous obtenez des lopins de terres, lesquels sont bien situés entre les montagnes et la mer, non loin des facilités de commerce et l’école », a-t-il dit. Est également intervenu lors de cette cérémonie, le porte-parole des bénéficiaires, Reza Peerbocus, qui s’est plaint du retard dans l’obtention des terrains et titres de propriété. « Bizin met pression lor Morcellement Board pou nou gagn nou terin », a-t-il déclaré.
La CSBO a été créée en juin 1910. De 1910 à 1961, elle s’est engagée à consolider la propriété en rachetant les terres avoisinantes à Beau-Champ, Ste-Marie, Frédérica, Bon-Courage, Chamarel et Case-Noyale pour faire d’elle le plus grand établissement sucrier du pays, avec 15 489 arpents.