Réputé aujourd’hui pour ses hôtels et villas, Bel-Ombre n’était, il n’y a pas si longtemps, qu’un village sucrier comme tant d’autres. Le changement des activités économiques annonçait une transformation de cette région éloignée du sud-ouest de Maurice. Dix ans après l’apparition des premiers établissements hôteliers, il attend cependant toujours de rattraper le train du développement. On y recense même l’une des poches de pauvreté les plus importantes du pays…
D’un côté, les champs de cannes. De l’autre, la plage. C’est ce qui fait la particularité de Bel-Ombre par rapport aux autres villages balnéaires. Pas de grands centres commerciaux, ni de grands restaurants. Encore moins de discothèque ou de casino pour assurer le night life.
Bel-Ombre offre un produit touristique propre à la région : la nature, la proximité avec les habitants, le calme. « Les clients nous disent souvent qu’ils ne se sentent pas comme dans un hôtel ici, tant tout est calme », explique Jean-Marc Ah Foo, Resident Manager de l’hôtel Mövenpick. La sérénité du Sud et l’harmonie avec la nature sont les maîtres mots pour le marketing de l’établissement.
Le Resident Manager de Mövenpick confie que Bel-Ombre lui rappelle les débuts de l’industrie touristique à Maurice. À l’exemple de Grand-Baie avec le Royal Palm érigé à quelques mètres des maisonnettes des squatters. Ou encore, des touristes allant déguster un bon farata et un curry de poulet chez l’habitant.
Bel-Ombre vit aujourd’hui ce que d’autres ont vécu dans le passé. La proximité avec les habitants est d’ailleurs ce que recherchent de plus en plus de touristes en quête de nouvelles expériences culturelles.
Mardocey et Lucie François, qui ont un petit commerce de boulettes sur la plage publique, sont témoins de ces événements. « Il y a des touristes qui s’arrêtent pour acheter nos produits. Certains savent déjà de quoi il s’agit alors que d’autres découvrent. » Pour le couple, le développement touristique dans la région est une bonne chose. « La plage, par exemple, a été aménagée et attire plus de visiteurs. Certaines personnes ont aussi trouvé de l’emploi. »