Cheville ouvrière des Happy Singers qui ont récemment donné deux concerts au Centre Culturel d’Expression Française (CCEF) à Curepipe, Belinda Felix est une passionnée du chant choral. Inspirée par les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, elle est d’avis que chanter dans une chorale est un moment de partage et d’amitié. Depuis 1998, les Happy Singers se plaisent à « faire rêver les gens », particulièrement à des moments magiques comme Noël.
« Chanter en harmonie est très complexe. Cela ressemble à un puzzle qu’on met en place. » C’est justement cet aspect de partage et d’harmonie qu’apprécie Belinda Felix qui, depuis seize ans, vit sa passion au sein des Happy Singers. Épaulée de son époux et de son fils, tous deux musiciens, elle s’applique à transmettre « des moments intenses d’émotion » à son auditoire. Une chorale étant avant tout une équipe, elle est consciente qu’elle n’y arriverait pas sans la générosité de tout un chacun. « La chorale est composée de chanteurs et chanteuses passionnés et de musiciens professionnels. Chaque concert est un moment de partage. C’est un signe d’amitié. Parfois, nous retrouvons même des personnes qu’on n’a pas vu pendant des années. »
Dès son jeune âge, Belinda Felix s’intéresse au monde artistique. « Malheureusement, il n’y avait pas de grandes facilités pour les arts à cette époque. Mais dès l’ouverture du conservatoire de musique, je me suis inscrite pour des cours de guitare classique », explique-t-elle. S’ensuivront des cours des chants et des examens en privé. Elle aura même l’occasion de faire partie de la grande chorale du conservatoire de l’époque.
Pour pousser la passion plus loin, elle fonde, en 1998, les Happy Singers. « L’idée était de réunir des amis pour répéter pendant notre temps libre. La musique, c’est le lien magique de notre amitié au sein du groupe. Nous sommes tous des passionnés de musique et n’attendons rien en retour. Le chant choral est un art à part entière que nous voulons partager. »
Rigueur et persévérance
C’est ainsi que les Happy Singers participent à divers événements, notamment les concerts de Noël à la télé. « Notre répertoire consiste en de chants classiques arrangés pour deux, trois et quatre voix. Nous chantons sur les partitions. C’est dire que l’apprentissage n’est pas toujours facile. » Outre le fait de connaître les notes de musique, les chanteurs doivent également travailler les techniques vocales appliquées à chaque morceau. « Il y a aussi l’articulation, le volume, la justesse, les nuances et la respiration. Les chansons a capella sont d’autant plus complexes et demandent beaucoup d’entraînement et de persévérance. Si on n’a pas la passion, on abandonne facilement. »
Autant de rigueur requiert la collaboration de musiciens professionnels. « Jouer dans une chorale demande beaucoup de travail pour les musiciens qui sont des concertistes et non des accompagnateurs. Je suis reconnaissante envers tous ceux et celles qui ont su trouver du temps pour le groupe. »
Au fil des années, les Happy Singers ont élargi leur répertoire, ajoutant au chant classique, des morceaux de sega et des chansons indiennes d’antan. « Pour notre dernier concert, nous avons même chanté Ti Frer et Lata Mangeshkar en version chorale. C’est une manière de faire renaître les voix du passé. C’est un lien entre les générations. »
Pour mettre un peu de joie dans la vie des gens, les Happy Singers donnent également des représentations pour les personnes âgées dans les homes ou pour les enfants malades et handicapés. « C’est un moment toujours suivi d’un partage de cadeaux et d’un repas. Le moment d’intense émotion c’est quand on voit le bonheur dans leurs yeux. »
Belinda Felix veut aujourd’hui transmettre sa passion aux enfants qu’elle encadre. Le prochain événement demeure la fête de Noël. « Les répétitions ont déjà commencé », dit-elle.