La Federation of Hotels Taxis Association (FHTA) a tenu sa première manifestation ce matin devant l’hôtel Long Beach, à Belle-Mare. D’autres sont prévues dans divers endroits dans les jours à venir. La fédération s’élève contre certains hôtels, qui refusent de mettre en place un comptoir pour les taxis y opérant. Une réunion entre les dirigeants de la fédération et l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM), hier, n’a pas permis de décanter la situation.
Cette mesure avait été adoptée par le conseil des ministres le 7 avril dernier. La mise en place d’un Taxi Operations Desk dans les établissements hôteliers fait suite aux doléances des chauffeurs de taxi d’hôtels. Un comité ministériel, présidé par le Premier ministre adjoint et ministre du Tourisme Xavier-Luc Duval, avait été mis en place pour travailler sur ce dossier.
Or, deux mois après cette décision du gouvernement, certains hôtels refusent toujours d’installer ce comptoir. Atma Shanto, négociateur de la FHTA, explique : « Certains hôtels réclament un loyer pour cela. Ils refusent également de donner accès aux services de base, comme les toilettes ou la nourriture, à la personne qui y sera affectée. » Une réunion a eu lieu hier entre les dirigeants de la fédération et ceux de l’AHRIM. Aucun terrain d’entente n’a pu être trouvé. L’association des hôteliers aurait suggéré que la personne travaillant pour les taxis soit placée dans un bureau plutôt qu’à un comptoir. Ce qu’a refusé le syndicat.
D’où la décision de la FHTA d’aller de l’avant avec une série de manifestations. Après celle de ce matin, devant l’hôtel Long Beach, à Belle-Mare, la fédération prévoit de manifester devant le Lux Grand Gaube le 29 juin ainsi que devant le Club Med de Pointe-aux-Canonniers le 14 juillet. Une opération escargot dans la capitale est aussi d’actualité.
Atma Shanto invite à une « démocratisation de ce secteur » et déplore le fait que ce soit « les proches du pouvoir et de la direction des hôtels qui détiennent les permis de tour-opérateur ou la location de voitures, de motocyclettes et de bicyclettes auprès des touristes ». De même, il invite le gouvernement à « révoquer le permis des expatriés qui refusent d’appliquer cette mesure ».