Comme toute cuisine à travers le monde, celle des Seychelles est évolutive. « Elle subit des influences diverses » mais le chef Eric Robert Azemia tente de restituer et de préserver « la cuisine de authentique de grand-mère », a-t-il affirmé lors d’une rencontre avec Le Mauricien. Les amateurs de cuisine du monde auront l’occasion de découvrir cette cuisine seychelloise jusqu’à ce soir au Labourdonnais Waterfront.
Le chef Eric Robert Azemia explique que les Seychelles et Maurice ont en commun certains produits (viandes, poissons, légumes, herbes et épices) et plats. « Cependant, la préparation diffère », fait-il ressortir en donnant l’exemple d’un cari. « Aux Seychelles, nous aimons beaucoup le lait de coco. Nous pouvons faire un curry de poisson salé au lait de coco et brède de mouroom. » Le chef Azemia affirme que ce festival met en valeur les produits seychellois. Le client pourra découvrir une cuisine comme « on la fait à la maison » en buffet, au restaurant L’Escale, et une cuisine gastronomique sous forme de menu au restaurant La Rose des Vents.
Le chef Azemia développe une passion pour la cuisine depuis son très jeune âge. Ayant grandi avec sa grand-mère, il l’aidait toujours en cuisine avec beaucoup de plaisir. « J’épluchais les épices et, à 10 ans, je faisais frire du poisson », se souvient-il. Et c’est tout naturellement que, lors des camps de vacances, il était volontaire pour cuisiner pour ses camarades. « Un de mes professeurs avait, dès cette époque, vu mon potentiel et m’a encouragé à entamer une carrière dans la cuisine », indique notre interlocuteur. Ainsi, après le collège, Eric Robert Azemia s’inscrit à l’école hôtelière des Seychelles. Il fera ensuite un stage à La Réunion et se joindra au Club Med à l’issue de sa formation. L’occasion pour lui de découvrir le monde et d’autres cuisines. « Comme il s’agit d’une chaîne internationale, j’ai eu l’occasion de travailler en France, à Dubaï, au Luxembourg et dans les Caraïbes », affirme-t-il.
Cependant, à son retour aux Seychelles, malgré les influences extérieures, il attelle à restituer l’authentique cuisine de grand-mère, dit-il. « Néanmoins, en cuisine, il n’y a pas de barrière et on fait toujours des recherches pour voir comment utiliser au mieux les produits. Il faut toujours améliorer. C’est un travail de longue haleine mais la récompense vient lorsque le client est satisfait de ce qu’il mange. »
Le festival “Belles Seychelles” a été lancé la semaine dernière au Labourdonnais et prend fin ce soir. L’occasion aussi, pour des artistes seychellois, de donner un aperçu de la culture musicale de leur archipel lors du dîner. Réservations au 202-4003.