Nicole, Lise et Brandon Domingo étaient poursuivis en Cour de district de Rose-Hill sous une charge de “Wounds and Blows”. Ils étaient accusés d’avoir injurié et agressé leurs locataires, Mr et Mme Travetty, lors d’une dispute. La famille Domingo avait plaidé non coupable. La Senior District Magistrate Meenakshee Gayan-Jaulimsing a conclu que la version des présumées victimes n’était pas fiable, accordant ainsi le bénéfice du doute aux trois accusés.
Les faits remontent au 20 juillet 2012. Mr et Mme Travetty étaient les locataires des trois accusés. Dans sa version, M. Travetty dit être sorti de sa maison, le 20 juillet 2012, pour parler à Lise Domingo. Nicole devait aussi les rejoindre et aurait commencé à lui parler « sur un ton dur ». Mme Travetty avait alors demandé à M. Travetty de partir, mais Lise Domingo, selon sa version, aurait à ce moment lancé une clé sur son visage. Nicole Domingo, pour sa part, serait retournée sur son balcon pour ramasser une pierre qu’elle a alors jetée sur M. Travetty. Ce dernier, dans un acte de légitime défense, aurait poussé Nicole Domingo, la faisant tomber. À la suite de cette altercation, M. Travetty se serait blessé au bras. Dans sa déposition, il avait indiqué que son épouse est restée en arrière et n’est pas intervenue. Les trois accusés ont nié l’accusation portée contre eux dans leur déclaration. Les accusés No1 et 2 ont expliqué qu’un incident s’est produit ce jour-là, durant lequel Mr et Mme Travetty auraient « fortement agressé » Nicole Domingo. Dans sa version, Brandon Domingo dit n’avoir pas assisté à l’incident, affirmant qu’il se trouvait alors à l’école.
En analysant les témoignages des présumées victimes, la magistrate a noté que le récit des événements était inconhérent, chacun ayant donné une version différente. M. Travetty avait ainsi indiqué avoir eu le bras cassé alors que, dans sa déclaration, il avait fait mention d’une blessure à la tête. Pour ce qui est de l’alibi produit par l’accusé No3 à l’effet qu’il n’avait pas participé à cette discussion car étant à l’école, la magistrate a déploré que la police n’a pas cherché à confirmer sa version. Faute de preuves, elle a ainsi accordé le bénéfice du doute à Brandon Domingo. La Cour a de fait conclu que Mr et Mme Travetty n’étaient pas des « témoins fiables » car des éléments de leurs dépositions n’étaient pas cohérents. « I find that Mrs Travetty tried to bring new elements to her version, hence rendering her version unreliable since it is unclear what exactly happened on the material day. I find that Mrs Travetty failed to come across as a witness of truth. She reluctantly admitted that her husband hit Mr Travetty and elected to depose to her convenience, rather than deposing consistently », a conclu la Senior District Magistrate.