Le leader des mauves a réuni la presse ce samedi 15 décembre pour sa conférence de presse hebdomadaire au Hennessy Park Hotel à Ebène.

Il a tenu à éclaircir plusieurs points, surtout concernant les éventuelles alliances avec son parti. Paul Bérenger est catégorique, « il n’y a aucune discussion entre le MMM et le MSM,  ou de rapprochement. Nous irons seuls aux élections et notre travail sur les 60 candidats s’accélère ». De plus, il soutient qu’il y a un désaccord fondamental entre eux.

Revenant sur la réforme électorale proposée par le gouvernement, Paul Bérenger est d’avis que le MSM « inn sabote reform elektoral couma en 2005 ». 

« Nous ne sommes pas d’accord avec la proposition originale du gouvernement, à savoir 63-12 et le système parallèle, soit un éventail de 6 à 10 “additional seats ” », a-t-il martelé avant d’ajouter, « Nu pa daccord ditou ki bizin choisir parmi bann candidats battus ». 

Toujours dans le chapitre de la réforme, il a fait ressortir que le gouvernement devra par la suite préparer un mini-amendement pour les candidats qui ne souhaitent pas déclarer leurs communautés lors des élections, afin de respecter le rulling du comité des Nations Unis.  « C’est un droit. J’espère que le gouvernement a déjà commencé à travailler dessus et que les discussions se poursuivent ».  Dans la foulée, il a tenu a rappelé qu’en 2014 lorsqu’il fallait emmener ce mini amendement, « Pravind Jugnauth est venu dire au Parlement que c’est un complot pour éliminer la communauté hindou et sino-mauricien. « mo sir ki zot pu fane », a-t-il lancé.

La Declaration of assets act a aussi été abordé lors de cette rencontre, Paul Bérenger qualifie de regrettable que le gouvernement a refusé tous les amendements proposés par l’opposition. En ce qui s’agit du rôle offert à l’ICAC dans cette décision, le leader des mauves soutient que c’est grave « alors qu’ils n’ont aucune crédibilité. C’est un faux départ pour cette nouvelle déclaration of assets act », a-t-il fait ressortir.

Il n’a également pas été tendre envers l’Attorney General Maneesh Gobin qui s’est exprimé lors d’un forum-débat pour le droit d’humains dans le cadre de la communauté LGBTI. « Gobin est venu dire qu’il faut revoir la section 250, car c’est archaïque, s’il va relancer le débat, il faut le relancer de manière informée et non en catimini ! Ce n’est pas le moment pour un sujet controversable. Nous verrons après les élections ».