Il ne s’agit pas que de musique. Eric Triton a souhaité cet album plus universel que commercial. Un son inattendu, toujours inspiré de ses racines, mais avec une approche plus colorée et variée pour être au niveau international. C’est ainsi que le chanteur/guitariste a imaginé Berlinfluence. Le résultat a été obtenu au bout de deux semaines de travail intense en Hongrie avec ses musiciens de Tritonik, ainsi que des textes forts inspirés de Maurice, des arrangements inédits et de belles collaborations avec le trompettiste tchèque Vit Polak et le pianiste Jean-Alain Roussel. Un album enregistré à Berlin, qu’il s’apprête à lancer officiellement le 8 juillet lors d’un concert à l’Institut Français de Maurice.
Le leader du groupe Tritonik est un peu grognon ce mercredi matin. Quelqu’un de son entourage nous avait d’ailleurs bien dit de ne rien prévoir avant 10h car le virtuose qui joue de la guitare à l’envers n’est pas du matin. Chose que nous avons tenu à respecter. Triton semble avoir un petit blues dan mwa : il aurait voulu déguster un bon café tout en parlant de son nouvel album, Berlinfluence, mais la cafétéria sur le lieu de notre rencontre est fermée. Heureusement, le chant des oiseaux finit par l’apaiser et le ramener à de meilleurs sentiments. La voix doucement rauque du chanteur nous invite à un long voyage.