Tritonik se lance plus loin dans son voyage musical, une sorte de traversée de l’intime, gérée ensemble rythmiquement, harmoniquement. Ce deuxième album studio intitulé « Berlinfluence » est le fruit d’une résidence des musiciens en Hongrie, ensuite d’un enregistrement live à Berlin, Allemagne. Les textes et arrangements sont d’Éric Triton. L’album a été mixé par Jean-Alain Roussel (France) et Pieter De Wagter (Belgique). « Berlinfluence » prouve la maturité du groupe, la passion des instruments de percussion avec des vibrations extrêmes. Le Blues Kreol de Tritonik avec cette expérience en miroir à Berlin. Un concert- lancement d’album sera donné le 8 juillet 2016 à L’Institut français de Maurice, Rose-Hill.
Sur ce disque de 12 titres, il y a un morceau en ouverture « Morisien » qui installe déjà le climat. Le son, le phrasé, l’approche de l’instrument sont totalement nouveaux pour ceux qui ont déjà écouté l’album. On perçoit d’emblée l’apport du trompettiste tchèque, Vit Polak.
Pour la petite histoire, Éric Triton (guitare, voix) et ses musiciens, Emanuel Desroches (Basse / Choeur), Kurwin Castel (Doumdoum / Ravanne / Choeur), Norbert Planel (Cajun / Bonjo / Choeur) et Vit Polak – Trompette / Trombone (Allemagne) ont séjourné 10 jours à Berlin où l’album a été enregistré live. Les cuivres, les choeurs, les bruitages ont été posés ensuite.
L’album a été enregistré et mixé chez LoveLite Studio par Jochen Stroen (Allemagne). Masterisé chez Equus Mastering Studio par Pieter De Wagter. Que dire de « Berlinfluence » ? 12 titres dont deux morceaux instrumentaux, une version originale de « l’art vaincra » soulignée par l’orgue de Jean-Alain Roussel. « Kot line ale » aux airs de séga tipik et des textes écrits il y a plus de dix ans tels « Fouye » (fouille au corps) qui évoquent les expériences passées de Triton.
Cet album est donc le fruit d’une lente maturation avec comme défi de transformer l’aventure des musiciens à Berlin en traversée musicale. Après le concert du 8 juillet, Tritonik entamera une tournée à partir du 25 août en Inde et en Afrique du Sud pour promouvoir le nouvel album. Finalement, ce beau disque avec un bel ensemble s`affirme comme un carnet de routes qui raconte les jours à Berlin, ville artistique de même que la somme de souvenirs, le poids du vécu à Maurice ( « Ena tou lede », « Tabou », « Dantomen »). De la World music revisitée  par Triton. L’écriture des textes reflète en tout cas ce style.